Le procès d’Adolf Eichmann

Il y a 50 ans s’ouvrait à Jérusalem le procès d’Adolf Eichmann. Evénement politique majeur, le procès de ce criminel nazi de premier plan eut un retentissement mondial. Il marqua un tournant et contribua à faire émerger la mémoire de la Shoah dans la conscience collective. Avec nous pour en parler, Michaël Prazan, réalisateur du film « Le procès d’Adolf Eichmann », prochainement diffusé sur France 2.

Emission animée par Perrine Kervran


Pendant 4 mois à partir d’avril 1961 s’est tenu à Jérusalem le procès de celui qui a organisé le transport des Juifs vers la mort: Adolf Eichmann, celui que Ben Gourion a présenté à l’époque comme l’architecte de la Solution finale. A l’initiative d’Annette Wieviorka, ce film, qu’elle a co-écrit avec Michaël Prazan, permet, au delà du procès de l’homme, de remettre au centre de la réflexion la question du témoignage des rescapés de la Shoah.

Mais ce procès a aussi été un événement médiatique, le premier retransmis sur les écrans du monde entier, un procès qui a eu pour conséquence de faire émerger dans le débat public en 1961 la question de l’extermination des Juifs d’Europe.

La Fondation pour la Mémoire de la Shoah a soutenu ce film ainsi que les autres initiatives autour de la commémoration du 50 ème anniversaire du procès Eichmann:

- Mardi 5 avril 2011, 18h30

Rencontre – Leo Hurwitz, l’homme qui a filmé Eichmann
Bibliothèque nationale de France, site François Mitterrand (Plus d’information)

- Du 8 avril au 30 septembre 2011

Exposition – Juger Eichmann, Jérusalem, 1961
Mémorial de la Shoah, Paris (Plus d’information)

- Dimanche 17 avril 2011, 19h30 au Mémorial de la Shoah et Jeudi 21 avril 2011, 22h30 sur France 2

Documentaire – le procès d’Adolf Eichmann, de Michaël Prazan

- Lundi 6 juin 2011, 17h

Rencontre avec deux grands témoins :
Haïm Gouri, poète et journaliste ayant couvert le procès pour le journal israélien Lamerhav. Ses chroniques ont été rassemblées dans La cage de verre (Albin Michel, 1964, pour la 1ère édition française)

Micky Goldman-Gilad, survivant du ghetto de Przemysl et d’Auschwitz, enquêteur dans l’unité spéciale de la police israélienne en charge de l’interrogatoire d’Eichmann lors de sa détention préalable au procès

Auditorium de la Mairie de Paris

- Du 7 au 9 juin 2011

Colloque – Le procès Eichmann : réceptions, médiations, postérité

Colloque international et pluridisciplinaire (histoire, philosophie, littérature, cinéma…) organisé par Annette Wieviorka, directrice de recherche au CNRS, et Sylvie Lindeperg, professeur des Universités, Paris I
Université Paris I Panthéon-Sorbonne / Institut national de l’Histoire de l’Art

Accusé Pierre Mendes France

A l’occasion de la soirée consacrée à Pierre Mendes France le 9 mars 2011 sur France 2, nous recevons Laurent Heynemann, réalisateur du film Accusé Mendes France, et Simone Halbertstadt Harari, productrice de ce film ainsi que du documentaire Juin 1940, le piège du Massilia, réalisé par Virginie Linhart. Deux points de vue complémentaires, qui permettent d’éclairer ce qui s’est joué en 1940.

Emission animée par Perrine Kervran

Accusé Mendes France. Réalisé par Laurent Heynemann.

Printemps 41, un homme se tient debout, face à son destin, devant ses juges : il comparaît devant un tribunal militaire, aux ordres du gouvernement, qui d’avance a décidé de le condamner. Pierre Mendès France, injustement accusé de désertion, va défendre jusqu’au bout son honneur, son nom et plus que tout, les principes républicains auxquels il croit tant. Son procès, à Clermont-Ferrand, le confronte à des mensonges et à des témoins manipulés, un juge d’instruction acquis au gouvernement de Vichy, les coups tordus succèdent aux manoeuvres de déstabilisation.

Juin 1940, le piège du Massilia, réalisé par Virginie Linhart.

Juin 1940. L’armée française est en déroute et le Gouvernement se replie sur Bordeaux. Au sein des instances politiques un débat oppose ceux qui veulent l’armistice avec l’Allemagne à ceux qui veulent poursuivre la guerre aux côtés de l’Angleterre avec laquelle la France est liée par un pacte qui exclut toute paix séparée. Il est finalement décidé que le gouvernement français poursuivra la lutte depuis l’Afrique du Nord, et que seul le maréchal Pétain restera en France : le Parlement sera évacué à bord du Massilia depuis Bordeaux et le Gouvernement rejoindra Perpignan d’où il embarquera pour Alger.

Jean Zay dans la guerre

Hélène Mouchard-Zay, Présidente du Cercil (Centre d’étude et de recherche sur les camps d’internement du Loiret), revient sur le destin de Jean Zay, son père.

Ministre de l’Education nationale et des Beaux-arts sous le Front populaire de Léon Blum, Jean Zay fut la victime de très violentes campagnes antisémites avant d’être assassiné par la Milice, le 20 juin 1944.

Emission animée par Irène Omélianenko.

En octobre 1940, le procès qui condamna Jean Zay à la déportation à vie et à la dégradation militaire fut inique, expéditif et représentatif de la « justice » sous Vichy. Ce procès fera l’objet d’une communication à Blois lors des Rendez-vous de l’histoire qui sont organisés cette année autour du thème « Faire Justice ». Plus d’information (pdf)

Le livre Souvenirs et Solitude, écrit par Jean Zay pendant son incarcération à la prison de Riom, paraîtra prochainement en poche aux éditions Belin.

A l’occasion de la remise des archives de Jean Zay aux Archives nationales, une journée d’étude autour de cette personnalité hors du commun s’est tenue à l’Hôtel de Soubise, le 8 juin 2010.