les 70 ans du CDJC

Bonjour, à l’occasion du 70e anniversaire de la création du CDJC, le centre de documentation juive contemporaine, qui  s’appelle désormais le centre de documentation du Mémorial de la Shoah,   nous recevons aujourd’hui Simon Perego, l’un des commissaires de l’exposition « CDJC, 1943-2013 : documenter la Shoah » qui est présentée  au Mémorial de la Shoah à Paris jusqu’au 17 novembre 2013.

Crédit :  Daniel Frank Photo du service des archives du CDJC dans les années 50
Crédit : Daniel Frank
Photo du service des archives du CDJC dans les années 50

C’est au 42 rue Bizanet à Grenoble, chez Isaac Schneersohn,  le 29 avril 43, en pleine guerre, qu’est créé le CDJC. A l’instar des archives du ghetto de Varsovie recueillies par l’organisation Oyneg Shabat dirigée par Emmanuel Ringelblum, il s’agissait de recueillir aussi des preuves de ce qui était en train de se passer en France, de constituer une documentation pour qu’après la guerre, on puisse écrire cette histoire et rendre justice aux victimes.

Plus d’informations: Mémorial de la Shoah

Le Mémorial de la Shoah à Paris

Inauguré par le président de la République Jacques Chirac, le « nouveau »
Mémorial de la Shoah a ouvert au public le 27 janvier 2005 à l’occasion du
soixantième anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz -Birkenau. Situé à Paris dans le quartier historique du Marais, c’est aujourd’hui l’institution de référence en Europe sur l’histoire de la Shoah et nous avons le plaisir d’accueillir pour en parler Eric de Rothschild, Président du Mémorial de la Shoah.

Comprendre le passé pour éclairer l’avenir, telle est la vocation de ce lieu, à la fois musée, centre de documentation et lieu de mémoire.
Une institution qui a elle même une histoire exceptionnelle, puisqu’elle a été créé pendant la guerre, pour rassembler des preuves de la persécution des Juifs.

Eric de Rothschild. Credit: Sandra Saragoussi/ Mémorial de la Shoah

Depuis la création de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, le Mémorial a été doté de nouvelles ressources qui ont pu lui permettre de se développer, de refondre les espaces d’exposition permanente, d’accueillir des expositions temporaires, des projections, des rencontres; d’ériger le Mur des Noms avec les Noms des 76000 Juifs déportés de France et l’Allée des Justes ; de proposer aussi des activités pédagogiques (accueil des scolaires, formation des enseignants et d’autres publics, voyages à Auschwitz-Birkeanau); et d’enrichir ses fonds d’archives, en recueillant encore les lettres, les photographies, les archives personnelles des Juifs avant, pendant et après la Shoah.