Moïse, l’exposition du Musée d’Art et d’histoire du judaïsme

Notre invitée cette semaine est l‘historienne d’art Sonia Fellous, l’une des commissaires de l’exposition « Moise » actuellement au Musée d’art et d’histoire du judaïsme. Elle revient sur les enjeux de la représentation de Moïse et la manière dont Juifs et Chrétiens se sont disputés cette figure au cours des siècles.

Atelier de Jean Bourdichon, Moïse recevant les tables de la loi et Adoration du veau d'or Touraine, vers 1500 Manuscrit en latin et français. Encre et tempera sur parchemin Paris, bibliothèque Sainte-Geneviève © Bibliothèque Sainte-Geneviève, cliché IRHT
Atelier de Jean Bourdichon, Moïse recevant les tables de la loi et Adoration du veau d’or
Touraine, vers 1500
Manuscrit en latin et français. Encre et tempera sur parchemin
Paris, bibliothèque Sainte-Geneviève © Bibliothèque Sainte-Geneviève, cliché IRHT

Jusqu’au dim. 21 fév. 2016 – Musée d’art et d’histoire du judaïsme, Paris – À travers 150 peintures, dessins, gravures, objets d’art, manuscrits, livres et extraits de films, cette exposition rend compte de l’importance et de la diversité des représentations de Moïse dans la culture occidentale, de l’Antiquité à nos jours. Elle souligne les enjeux philosophiques, religieux, politiques et artistiques de l’iconographie mosaïque, notamment les usages de la figure du prophète comme archétype du libérateur aux XIXe et XXe siècles.


Cette exposition a reçu le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.
- Plus d’information sur le site du Musée d’art et d’histoire du judaïsme

Exposition

Du mercredi 14 octobre 2015 au dimanche 21 février 2016

Musée d’art et d’histoire du judaïsme
71, rue du Temple
75003 Paris

 


Nicolas Poussin, Moïse sauvé des eaux Vers 1647 Huile sur toile Paris, musée du Louvre, département des peintures © RMN-Grand Palais (Musée du Louvre) / Jean-Gilles Berizzi
Nicolas Poussin, Moïse sauvé des eaux
Vers 1647
Huile sur toile
Paris, musée du Louvre, département des peintures
© RMN-Grand Palais (Musée du Louvre) / Jean-Gilles Berizzi
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Evénement: l’exposition Vishniak au MAJH

Cette semaine, notre invité est Paul Salmona, directeur du Musée d’art et d’histoire du judaïsme, commissaire de l’exposition  « Roman Vishniac. De Berlin à New York, 1920-1975 », soutenue par la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

Rassemblant environ 220 œuvres, cette exposition «propose une réévaluation de l’intégralité de la production du photographe, depuis ses débuts à Berlin jusqu’à l’après-guerre aux États-Unis. Présentée à New York (à l’International Center of Photography) et à Amsterdam (au Joods Historisch Museum), sous le titre « Roman Vishniac Rediscovered », elle révèle plus d’une centaine d’images inédites de ce grand témoin du XXe siècle.

Plus qu’aucun autre photographe, Roman Vishniac a profondément influencé notre vision de la vie juive en Europe orientale. On lui doit le recensement photographique le plus emblématique de ce monde à la veille de son anéantissement – un ensemble exposé au Mahj en 2006 sous le titre « Un monde disparu ». Pourtant, seule une faible partie de son oeuvre a été montrée ou publiée de son vivant. Surtout connu pour ce poignant témoignage, Vishniac fut également un photographe inventif, aux multiples talents.

L’exposition donne à voir un choix de travaux d’une extrême diversité, grâce aux recherches de Maya Benton dans le vaste fonds des archives Roman Vishniac conservées à l’International Center of Photography. « Roman Vishniac. De Berlin à New York, 1920-1975 » replace ses photographies iconiques du judaïsme est-européen au sein d’un mouvement plus large, celui de la photographie documentaire humaniste des années 1930.

Né en Russie en 1897 dans une famille juive aisée, Roman Vishniac émigre à Berlin en 1920. Il brosse un portrait alerte et malicieux de sa ville d’adoption et capte les signes précurseurs de la terreur nazie. En 1935, l’American Jewish Joint Distribution Committee, une importante organisation juive d’entraide, lui confie la mission de photographier les communautés juives misérables d’Europe orientale. En 1939, ayant rejoint ses parents réfugiés en France, il est interné au camp du Ruchard, avant de pouvoir s’embarquer pour les États-Unis en décembre 1940. À New York, Vishniac ouvre un studio de photographie, travaille comme portraitiste, documente la vie des juifs américains et celle des immigrants. En 1947, il revient en Europe et photographie les camps pour personnes déplacées, les survivants de la Shoah qui essaient de reconstruire leur vie, l’action des organisations de secours et d’émigration, ainsi que les ruines de Berlin. Après la guerre, revenant à sa formation de biologiste, il devient un pionnier dans le domaine de la photomicroscopie et de l’imagerie scientifique.

L’exposition « Roman Vishniac, Rediscovered » a été conçue par l’International Center of Photography (ICP). Elle est présentée à Paris avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

Exposition – Roman Vishniac. De Berlin à New York, 1920-1975

Du mercredi 17 septembre 2014 au dimanche 25 janvier 2015

Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme
Hôtel de Saint-Aignan
71, rue du Temple
75003 Paris

- Plus d’information sur le site du MAHJ

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Les soeurs Marion, Renate et Karen Gumprecht, réfugiées aidées par le National Refugee Service and Hebrew Immigrant Aid Society, peu après leur arrivée aux États-Unis – Central Park, New York, 1941 © Mara Vishniac Kohn, courtesy International Center of Photography

Les mondes de Gotlib

Cette semaine, notre invitée est Anne-Hélène Hoog, commissaire de l’exposition « Les mondes de Gotlib » au Musée d’art et d’histoire du judaïsme.

Gotlib-affiche

Cette exposition met à l’honneur une figure majeure de la bande dessinée française, le dessinateur Marcel Gotlieb, dit Gotlib. Rassemblant près de deux cents planches originales (publiées mais jamais exposées), ainsi que des archives photographiques, écrites et audiovisuelles, l’exposition fait converser l’artiste, le juif athée et l’anticonformiste.

Né à Paris le 14 juillet 1934, Marcel Gottlieb est le fils d’immigrés juifs de langue hongroise. Enfant caché pour échapper à la persécution antisémite dans la France occupée – son père, déporté, est assassiné à Buchenwald en février 1945 –, Gotlib sera marqué par cette expérience traumatisante. Mais, fort des acquis de l’école française, il trouvera sa voie dans le métier de dessinateur.

En 1962, il fait ses débuts dans la bande dessinée au journal Vaillant ; trois ans plus tard, il entre à Pilote. Avec René Goscinny, son père spirituel, il crée « Les Dingodossiers », puis il mènera seul sa « Rubrique-à-Brac ». En 1972, avec Claire Bretécher, il rejoint Nikita Mandryka pour publier L’Écho des Savanes. À partir de 1975, il fonde son propre journal, Fluide Glacial. En 1991, il reçoit le grand prix du Salon international de la bande dessinée d’Angoulême.

- Plus d’information sur le site du MAHJ

Exposition – Les mondes de Gotlib

Du mercredi 12 mars au dimanche 27 juillet 2014

Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme
Hôtel de Saint-Aignan
71, rue du Temple
75003 Paris

Cette exposition a reçu le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

A noter, le concert exceptionnel de Michel Jonasz au Mahj le 21 juin 2014.

 

Félix Nussbaum, un peintre face au nazisme

Laurence Sigal, directrice du Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme, présente l’exposition que le MAHJ consacre au peintre Félix Nussbaum jusqu’au 23 janvier 2011.

Cette première rétrospective française de l’œuvre de Felix Nussbaum donne à voir le travail majeur de ce peintre moderne allemand qui incarne de façon saisissante le parcours d’un artiste que sa condition de juif persécuté ne laissera jamais en repos. Condamné à l’exil et à la clandestinité, il sera arrêté, déporté et assassiné à Auschwitz. Sa peinture, bouleversante et prémonitoire, méritait d’être enfin montrée  à Paris.

Cette exposition a reçu le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

Emission animée par Irène Omélianenko.

Plus d’information sur le site du MAHJ