Une vie nous sépare

Emission du 1er mars 2020 : nos invités sont Baptiste Antignani, réalisateur d’Une vie nous sépare, diffusé le 4 mars sur Canal + Family et le 6 avril sur France 3 et Myriam Weil, productrice.

Elle a 92 ans, elle est belle, elle est chic, et elle enchaîne les cigarettes. Il a 19 ans, les yeux verts, l’envie de comprendre, de déchirer un voile, de ressentir une émotion, de devenir cinéaste, enfin. Elle s’appelle Denise Holstein et a survécu aux camps de la mort. Il s’appelle Baptiste Antignani, sort à peine du lycée de Rouen où ils se sont assis sur les mêmes bancs, à 75 ans d’écart.
Après un voyage à Auschwitz avec sa classe, Baptiste décide de rencontrer cette dame dont son professeur d’histoire a écrit le numéro de téléphone au tableau, car il n’a pas  ressenti d’émotion lors de ce voyage. Devoir de mémoire, devoir d’émotion, est-ce si évident ?

Baptiste Antignani a fait de cette expérience son premier film, Une vie nous sépare, soutenu par la FMS, ainsi qu’un livre, paru aux éditions Fayard.

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L’après guerre de Serge Moscovici

Emission du 29 décembre 2019: nos invités sont Pierre et Denis Moscovici, à l’occasion de la parution des mémoires d’après guerre de leur père, Serge Moscovici, intitulé « Mon après-guerre à Paris, chronique des années retrouvées », aux éditions Grasset. Le texte a été établi, présenté et annoté par Alexandra Laignel-Lavastine.

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Les contes de Nahman de Bratslav

Emission du 15 décembre 2019: notre invitée est Sandra Zemor, artiste, qui publie avec Jean Baumgarten les contes du rabbin Nahman de Bratslav (1772-1811). Le 3 ème conte, Le Dindon, vient de paraître aux éditions Shir Ahevel, avec un CD de chansons créées et interprétées par Sandra Zemor sur des musiques de Ronny Gold et de Leonard Cohen.

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Halleluja

Mémorial des judéo-espagnols déportés de France

Emission du 24 novembre 2019: nous avons le plaisir de recevoir Alain de Toledo, Président de l’association Muestros Dezaparecidos et Sabi Soulam, dont les deux parents ont été déportés, ancien résistant au sein des EIF de zone Nord.

Parmi les 76 000 juifs déportés de France, 5300 étaient judéo espagnols, issus de l’ex empire Ottoman, principalement des Balkans. Une communauté qui avait ses rites propres, en ladino, sa langue, le judéo espagnol, ses quartiers à Paris, principalement dans le XIème arrondissement, et qui a une identité bien particulière à l’intérieur du monde séfarade. L’association Muestros Dezaparecidos, présidée par Alain de Toledo, a une vocation particulière, celle de recenser les disparus, à travers un Mémorial des Judéo-Espagnols déportés de France, un ouvrage remarquable qui est paru cette année. Un ouvrage remarquable parce qu’il y a un formidable appareil historique qui brasse entre autres toute l’histoire du monde judéo espagol dans l’empire Ottoman, les réseaux culturels, les communautés arrivées en France, la vie avant pendant et après la guerre, les grandes figures de la Résistance juive issus du monde judéo espagnol, parmi lesquelles Sabi Soulam, qui participait à « la Sixième » des éclaireurs israélites de France en zone Nord.

 

Fortunée-Mazalto-BIDJARANO

Photo: Fortunée (Mazelto) Bidjarano, « la Renarde », arrêtée en tentant de sauver son fils, déportée par le convoi 75, 30 mai 1944

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