Architecture et mémoire

Émission du 21 octobre 2018 avec Christophe Carraud, traducteur et éditeur du livre d’Adachiara Zevi, Monuments par défaut, paru dans la collection Teamim des éditions de la revue Conférence.

Quelle forme donner quand on veut faire un monument pour la Destruction ? C’est la question que se sont posées chacun des architectes qui ont travaillé à de tels projets, de Moshe Safdie, concepteur du nouveau musée de Yad  Vashem à Peter Eisenman pour le mémorial de Berlin en passant par le Mémorial américain de l’Holocauste à Washington conçu par James Hugo Freed ou le Mémorial de Drancy conçu par l’architecte Suisse Roger Diener? N’est-on pas face à une équation impossible, une contradiction dans les termes? Est-ce qu’un monument pour la Destruction ne peut pas être qu’un monument par défaut? C’est l’interrogation d’Addachiara Zevi, architecte et  historienne d’art, dans un livre initialement paru en italien et que Christophe Carraud a traduit et édité.

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Helmar Lerski au MAHJ

Emission du 6 mai 2017 : notre invité est Nicolas Feuillie, commissaire de l’exposition Helmar Lerski, pionnier de la lumière, actuellement présentée au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme.

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Série « Métamorphose par la lumière », 1936
© Succession Helmar Lerski, Museum Folkwang

Roland Topor

Emission du 25 février 2018: nos invités sont Serge Sarfati, Alexandre Devaux et Nicolas Topor, auteurs du film Roland Topor, songes, mensonges, panique et déconnade.

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Le camp de Drancy vu par Georges Horan-Koiransky

Emission du 18 février 2017: notre invité est Benoît Pouvreau, historien au service du patrimoine de la Seine St Denis, qui a supervisé l’édition du Journal d’un interné de Drancy, de Georges Horan, la réédition du Camp de Drancy, seuil de l’enfer juif, et qui est commissaire de l’exposition Drancy, au seuil de l’enfer, dessins de Georges Horan-Koiransky qui a lieu en ce moment et jusqu’au 15 avril au Mémorial de la Shoah au site de Drancy.

Koiranski a dessiné à la pointe sèche, en noir et blanc, les scènes auxquelles il a assisté lors de son internement en 1942 et 1943. Ces dessins, plus qu’un témoignage, par leur noirceur et leur style, montrent qu’il était un artiste. Il cherchait à décrire la réalité sordide, le désespoir, mais aussi l’humanité, les moments de révolte, la mort qui vient parfois comme une délivrance, comme dans ce dessin bouleversant d’un vieux Juif religieux, les yeux clos intitulé « délivré définitif».

Jusqu’à très récemment, on ignorait quasiment tout de l’auteur, protégé par son pseudonyme. Depuis peu, grâce à ses proches, il est possible d’en savoir beaucoup plus sur Georges Koiransky disparu en 1986 : croquis, dessins, courriers clandestins et officiels, documents administratifs et photographies et, enfin, ce journal d’internement inédit, écrit en 1943, sont désormais accessibles. Cette redécouverte éclaire son oeuvre et permet la réévaluation de ce « témoignage graphique » unique.

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