Shoah et Bande dessinée: exposition au Mémorial de la Shoah

e Emission du 5 mars 2017: notre invité est Didier Pasamonik, co-commissaire avec Joël Kotek de l’exposition « Shoah et Bande dessinée » présentée au Mémorial de la Shoah du 19 janvier au 30 octobre 2017

 

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L’exposition retrace la manière dont la Bande Dessinée a traité de la Shoah, depuis les premières oeuvres, écrites pendant la guerre à aujourd’hui en passant par  « la révolution Maus », révolution tant dans la représentation de la Shoah que dans le 9 ème art.

Visuel ci dessous:

La bête est morte, d’Edmond-François Calvo (dessin), Victor Dancette et Jacques Zimmermann (scénaristes), Éditions Gallimard, novembre 1944, collection particulière.la-bete-est-morte2

Le témoignage de Jacques Zylbermine, filmé par Nicolas Ribowski

Cette semaine, notre invité est le réalisateur Nicolas Ribowski, pour son film le Survivant, Matricule 157279, projeté au Mémorial de la Shoah le 17 juillet 2016.

Jacques Zylbermine est un survivant. En août 1943, à 14 ans, il est arrêté avec ses parents et ses trois sœurs. Déporté à Auschwitz III, il devient le matricule 157279. Deux ans plus tard, libéré par l’armée américaine, il est le seul survivant de sa famille. Agé de 86 ans, il continue à témoigner auprès des jeunes dans les collèges et lycées. Le film le suit dans son voyage de mémoire, à Drancy, Auschwitz et Buchenwald.

Jusqu’à son décès, en avril 2016, Jacques Zylbermine a été un des piliers des actions pédagogiques du Mémorial de la Shoah. Il a accompagné des centaines d’élèves à Auschwitz et raconté sans relâche son expérience devant des dizaines de classes. Il s’attachait en particulier à transmettre son histoire à des classes de Bretagne, où il s’était réfugié, avec sa famille, de 1940 à 1943.

Documentaire, France, 2016, 53 min., Paris Brest Productions, avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

Commander le DVD auprès de Paris-Brest Productions

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Entre les murs du ghetto de Wilno 1941-1943

Cette semaine, notre invité est Gilles Rozier, éditeur et fondateur des éditions de l’Antilope, qui publient un texte inédit, la traduction en français du journal d’Yitskhok Rudashevski, témoignage d’un adolescent dans le ghetto de Wilno. Ce texte bouleversant sera aussi à l’honneur lors de la rencontre dédiée aux écrits d’adolescents durant la Shoah qui aura lieu le 26 juin 2016 à 14h30 au Mémorial de la Shoah.

Enfermé dans le ghetto de Wilno (actuelle Vilnius, en Lituanie), Yitskhok Rudashevski livre un témoignage poignant de la vie quotidienne et des aspirations d’un adolescent confronté à l’enfermement et aux persécutions. Son journal se termine en avril 1943, six mois avant que son auteur ne soit assassiné à Ponar, le lieu d’exécution des Juifs de Wilno. Le manuscrit sera retrouvé après la guerre dans la cachette où la famille avait espéré échapper à la traque des nazis.


Extrait :

« Jeudi 10 décembre 1942

Est-il normal en mes meilleures années de voir cette seule ruelle, ces quelques cours encloses, étouffées ? Je voudrais crier au temps d’attendre, de cesser de courir. Je voudrais rattraper mon année passée et la garder pour plus tard, jusqu’à la nouvelle vie. Je n’éprouve pas le moindre désespoir. Aujourd’hui j’ai eu quinze ans et je vis confiant en l’avenir. Je vois devant moi du soleil, du soleil, du soleil… »
Livre traduit du yiddish par Batia Baum et publié aux éditions de l’Antilope avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

Commander cet ouvrage sur placedeslibraires.fr

Les évadés français de Rawa Ruska

Cette semaine, notre invitée est Chochana Boukhobsa, écrivain et réalisatrice, pour son film Les évadés de Rawa Ruska, réalisé avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah et qui sera présenté en avant première au Mémorial de la Shoah à Paris le 15 mai prochain à 16h30. A 14h30, une rencontre aura également lieu avec Chochana Boukhobsa pour son livre HK.

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Ce documentaire retrace l’histoire  du camp de Rawa Ruska en Galicie, dans l’actuelle Ukraine. Environ 24 000 prisonniers de guerre français et belges y furent internés pour avoir tenté de s’évader, refusé de travailler ou avoir été reconnus coupables de sabotage. Situé à quelques kilomètres de Belzec, le camp de Rawa Ruska jouxte le ghetto de la ville. Les soldats détenus là-bas furent ainsi les témoins de l’extermination des Juifs de Galicie. Chochana Boukhobsa a retrouvée 8 prisonniers français, aujourd’hui presque tous centenaires, qui témoignent de l’atrocité des persécutions contre les Juifs, qui s’est déroulée sous leurs yeux.

Documentaire, 2016, France, 62 min, Les Films d’Ici

Ce film a reçu le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

Avant-première

Dimanche 15 mai 2016, 16h30

En présence de la réalisatrice Chochana Boukhobza et d’Annette Wieviorka, historienne

Mémorial de la Shoah
17, rue Geoffroy-l’Asnier
75004 Paris

Entrée libre sur réservation

En savoir plus

Rawa Ruska : Le camp oublié, Camille Barbe, L’Histoire, 23/01/2012

Dossier consacré au camp de Rawa Ruska dans Mémoire vivante, le bulletin de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation (décembre 2016)

Site de l’association Ceux de Rawa-Ruska et leurs descendants

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