La conférence d’Evian de 1938

Evian 38: la conférence de la peur, c’est le titre du documentaire de Michel Vuillermet diffusé le 24 octobre 2011  sur France 3, qui évoque la conférence d’Evian, qui est souvent perçue comme le moment inaugural de l’abandon des Juifs. Pour en parler, Catherine Nicault, professeur  à l’Université Paris I, et conseillère historique du film.

Le 13 mars 1938, les troupes d’Hitler entrent dans Vienne. L’édification du grand Reich est en route. Devant le drame vécu par les persécutés du régime nazi qui cherchent à fuir leur pays en masse, et sous la pression de l’opinion publique, Franklin D. Roosevelt, Président des Etats-Unis, invite les démocraties à un comité intergouvernemental pour les réfugiés en juillet 1938 à Evian-Les-Bains. 32  nations répondent à l’appel.

Myron Taylor intervient immédiatement après Henri Bérenger le mercredi 6 juillet 1938

Cependant, après 10 jours de tractations, l’impuissance des démocraties est patente et aucune solution n’est trouvée. Les réfugiés juifs allemands et autrichiens sont livrés à leur sort.

Crédits

Le film Evian 38: la conférence de la peur a reçu le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

Avec la collaboration de : Catherine Nicault, Laure Schindler-Levine et Paul Schaffer
Auteurs : Stéphanie Roussel, Michel Vuillermet, Ilos Yannakakis
Montage : Fabrice Salinié – Musique : Yan Volsy
Caméra : Philippe Chesneau
Son : Jean-Christophe Caron

Train de pluie

Cette semaine, nous recevons Catherine Hubeau, qui co-signe avec Marie-Laure Spéri la mise en scène de « Train de pluie« , une pièce de théâtre proposée actuellement au théâtre Côté Cour et qui permet la rencontre entre deux textes, la Pluie de Daniel Keene et En ce temps-là l’amour, de Gilles Ségal (actuellement également à l’affiche au théâtre de Belleville)

Une femme raconte comment les gens, par centaines, avant de prendre le train, lui confiaient leurs affaires. Ces gens ne sont jamais revenus mais elle est restée, avec toutes ces choses dont elle ne sait que faire, elle a tout recueilli chez elle dans sa maison transformée en musée. A ce magnifique texte de Daniel Keene, intitulé La pluie, répond la pièce de Gilles Segal. En ce temps-là l’amour! Il raconte l’extraordinaire volonté chez cet homme de profiter de chaque instant pour transmettre à son fils l’essentiel de ce qui saurait faire de lui un homme.

Deux mélodies pour un ciel de cendres… Deux paroles entrecroisées sur le thème de la Shoah. La première, ténue, hésitante, fragile se reconstruit au fil du temps. La deuxième proclame avec liberté et humour la grandeur humaine face à la mort et à la barbarie. Le violon évoque la mémoire, donnant un contrepoint rythmique aux paroles des acteurs. Ces deux textes originaux se font écho d’une manière inattendue.

Cette pièce a reçu le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

Distribution

Adaptation de La pluie de Daniel Keene (traduction Séverine Magois) et En ce temps-là l’amour de Gilles Segal
Mise en scène : Catherine Hubeau et Marie-Laure Speri
Conseiller artistique : Eric Louviot
Scénographie : Michaël Horchman

Compagnie Avril Enchanté
Avec Catherine Hubeau, Tommaso Simioni
et en alternance
Stéphane Guiocheau et Marc Desjardins violonistes

Représentations

- Du mardi 18 octobre 2011 au jeudi 12 janvier 2012
Les mardis et jeudis à 19 heures

Théâtre Côté Cour
12, rue Edouard Lockroy 75011 Paris ( M° Parmentier )
Réservations : 01 47 00 43 55 – theatrecotecour@free.fr

En ce temps-là l’amour a été créé en mars 2001 au théâtre d’Arcueil Cachan dans une mise en scène de Georges Werler avec Gilles Ségal (étoile du Mime Marceau, comédien et auteur). En octobre 2010, au théâtre du soleil, Gilles Ségal reprend son texte dans une mise en scène de Jean Bellorini (prix SACD révélation théâtrale de l’année). Cette pièce est actuellement à l’affiche tous les jours au théâtre de Belleville, de et avec Gilles Ségal à 19h, jusqu’au 27 novembre 2011 (dimanche à 16h).

Tsiganes, nomades, un malentendu européen

Tsiganes, nomades, un malentendu européen: c’est le titre du colloque international et transdisciplinaire qui se tiendra du 6 au 9 octobre à Paris (au Mémorial de la Shoah, à l’Université de Paris 8, à l’Institut Hongrois et au Petit Palais) puis les 24 et 25 novembre 2011 à Pau. Nos invitées pour en parler, Catherine Coquio, coorganisatrice du colloque avec Jean-Luc Poueyto, et Henriette Asséo, historienne, spécialiste de l’histoire des tsiganes.

Avec l’aide d’historiens, d’anthropologues, de professeurs de littérature, de sociologues, de philosophies, d’ethnologues, ce colloque se proposer d’évoquer l’histoire du génocide tsigane, cette « catastrophe invisible », l’anti-tsiganisme comme racisme, la « question Rom » dans la politique européenne actuelle, la question de l’exotisme des tsiganes dans la conscience collective, évoquer la langue et la littérature tsigane et enfin la présence des tsiganes et des nomades dans la création artistique et littéraire.

Il sera accompagné d’un cycle de films -rares pour la plupart- au cinéma Les Trois Luxembourg(5e arr. de Paris) du 5 au 11 octobre 2011 avec notamment:

mercredi 5 octobre, 20h: film de Katrin Seybold Das Falsche Wort réalisé en Allemagne en 1987 sur le refus allemand de « réparer », projection en présence de la réalisatrice.

Samedi 8 octobre 21 h: Latcho Drom, en présence de Tony Gatlif

Lundi 10 octobre : films « russes » : le film d’E. Lotianou Les Tsiganes montent au ciel, puis le montage exceptionnel réalisé exprès par Charles Urjewicz sur le cinéma russe et soviétique incluant le  1er film de fiction (2 minutes) réalisé sur les Tsiganes en 1908 !

Le colloque est organisé par les centres « Littérature et Histoire » de l’université de Paris 8, l’Item de l’université de Pau et le département de philosophie de l’université de Vérone.

Avec le soutien de l’Institut universitaire de France, de la Maison des Sciences de l’homme et de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

www.tsiganes-nomades-un-malentendu-europeen.com