Résistance juive à Varsovie : un témoignage inédit

Émission du 27 mai 2018 : Notre invité est Jean-Charles Szurek, directeur de recherche au CNRS, spécialiste de la Pologne et des relations judéo-polonaises qui a supervisé l’édition du témoignage de David Klin, paru dans la collection « Témoignages de la Shoah », dirigée par Philippe Weyl.

Le soulèvement du ghetto de Varsovie fut le plus grand, le plus important sur le plan symbolique, et le premier à se dérouler dans une ville de l’Europe occupée, en avril 1943.

Comme on le sait, peu de combattants survécurent, et purent témoigner de cette révolte. Marek Edelman, à qui la ville de Paris vient de dédier une place dans le XIe arrondissement était l’un d’entre eux. Et on découvre aujourd’hui une autre figure majeure de la Résistance juive, celle de David Klin, alias Bronislaw Marcczak, qui était l’un des dirigeants du mouvement socialiste juif du Bund avant guerre, et dont le témoignage, exceptionnel, qui porte sur toute la durée de la guerre à Varsovie paraît pour la première fois en français, dans la collection « Témoignages de la Shoah » de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

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David Klin, Varsovie, 1942 – Coll. particulière 

Une rencontre aura lieu au Mémorial de la Shoah jeudi 14 juin 2018 à 19H30, en présence de Serge Klarsfeld, qui préside la collection Témoiganges de la Shoah, de Bernard Wasjbrot qui a traduit ce texte, d’Alexandra Garbarini, historienne, au Williams College, Massachusetts, et de Jean-Marc Dreyfus, historien, a supervisé l’édition d’un autre témoignage qui sera à l’honneur ce soir là, celui de Lucien Dreyfus.

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Témoignage de Simone Veil : la libération des camps

Simone Veil avait été interrogée par Antoine Mercier au micro de Mémoires Vives en janvier 2008. Revenant sur sa déportation à Auschwitz-Birkenau, elle racontait la « marche de la mort » en janvier 1945 et la libération des camps nazis. Elle évoquait également le passage de relais entre les témoins et les historiens et l’importance du travail de transmission auprès des élèves aujourd’hui.

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Parcours d’un orphelin, Charles Wasersctajn

Invités de l’émission du 2 avril: Nathalie Grenon, directrice du Cercil et Charles Waserscztajn, qui publie « Sauvé d’Auschwitz par l’assistance publique » aux éditions du Cercil

Pour Charles Waserscztajn, tout a commencé par une erreur lors de son enregistrement à l’Assistance publique, le 6 décembre 1940. Tauba, sa mère, jeune femme juive polonaise réfugiée en France depuis 1938, totalement démunie, sans solution, confie « provisoirement » son enfant à l’institution publique. En fait, celle-ci enregistre un abandon « définitif ». Cette erreur sauvera l’enfant de la déportation…Mais elle séparera définitivement l’enfant de sa mère. Tauba, engagée dans de nombreuses démarches pour récupérer son enfant, refusera de quitter Paris, au péril de sa vie… En 2001, Charles découvre son histoire dans le dossier conservé à l’Assistance publique et commence alors une enquête sur ce passé inconnu, sur les traces de ses parents déportés à Auschwitz et de sa petite enfance passée chez des nourrices dans le Berry. À la fois travail de mémoire et recherche à dimension historique, ce récit autobiographique entremêle l’itinéraire personnel, chaotique et attachant, d’un orphelin et les pages tragiques des rafles parisiennes, du camp d’internement de Pithiviers et de la Shoah. Documents administratifs inédits et photos familiales nous donnent à partager le parcours singulier d’un enfant de l’Assistance publique qui a su surmonter les épreuves de la vie, mû par une foi inébranlable dans les vertus égalitaires de la République, parce que celle-ci sait donner sa chance à ceux qui choisissent de la saisir.
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Attendez-moi métro République, traduction de Tate un Zun de Hanan Ayalti

Emission du 12 mars 2017: invité, Gilles Rozier, auteur, éditeur, fondateur des éditions de l’Antilope, qui publie un roman de Hanan Ayalti traduit du yiddish: Attendez-moi métro République,  écrit en pleine guerre et publié en Uruguay en 1943, pour la première fois traduit en français, avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

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