Témoignage de Simone Veil : la libération des camps

Simone Veil avait été interrogée par Antoine Mercier au micro de Mémoires Vives en janvier 2008. Revenant sur sa déportation à Auschwitz-Birkenau, elle racontait la « marche de la mort » en janvier 1945 et la libération des camps nazis. Elle évoquait également le passage de relais entre les témoins et les historiens et l’importance du travail de transmission auprès des élèves aujourd’hui.

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Le témoignage de Jacques Zylbermine, filmé par Nicolas Ribowski

Cette semaine, notre invité est le réalisateur Nicolas Ribowski, pour son film le Survivant, Matricule 157279, projeté au Mémorial de la Shoah le 17 juillet 2016.

Jacques Zylbermine est un survivant. En août 1943, à 14 ans, il est arrêté avec ses parents et ses trois sœurs. Déporté à Auschwitz III, il devient le matricule 157279. Deux ans plus tard, libéré par l’armée américaine, il est le seul survivant de sa famille. Agé de 86 ans, il continue à témoigner auprès des jeunes dans les collèges et lycées. Le film le suit dans son voyage de mémoire, à Drancy, Auschwitz et Buchenwald.

Jusqu’à son décès, en avril 2016, Jacques Zylbermine a été un des piliers des actions pédagogiques du Mémorial de la Shoah. Il a accompagné des centaines d’élèves à Auschwitz et raconté sans relâche son expérience devant des dizaines de classes. Il s’attachait en particulier à transmettre son histoire à des classes de Bretagne, où il s’était réfugié, avec sa famille, de 1940 à 1943.

Documentaire, France, 2016, 53 min., Paris Brest Productions, avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

Commander le DVD auprès de Paris-Brest Productions

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Entre les murs du ghetto de Wilno 1941-1943

Cette semaine, notre invité est Gilles Rozier, éditeur et fondateur des éditions de l’Antilope, qui publient un texte inédit, la traduction en français du journal d’Yitskhok Rudashevski, témoignage d’un adolescent dans le ghetto de Wilno. Ce texte bouleversant sera aussi à l’honneur lors de la rencontre dédiée aux écrits d’adolescents durant la Shoah qui aura lieu le 26 juin 2016 à 14h30 au Mémorial de la Shoah.

Enfermé dans le ghetto de Wilno (actuelle Vilnius, en Lituanie), Yitskhok Rudashevski livre un témoignage poignant de la vie quotidienne et des aspirations d’un adolescent confronté à l’enfermement et aux persécutions. Son journal se termine en avril 1943, six mois avant que son auteur ne soit assassiné à Ponar, le lieu d’exécution des Juifs de Wilno. Le manuscrit sera retrouvé après la guerre dans la cachette où la famille avait espéré échapper à la traque des nazis.


Extrait :

« Jeudi 10 décembre 1942

Est-il normal en mes meilleures années de voir cette seule ruelle, ces quelques cours encloses, étouffées ? Je voudrais crier au temps d’attendre, de cesser de courir. Je voudrais rattraper mon année passée et la garder pour plus tard, jusqu’à la nouvelle vie. Je n’éprouve pas le moindre désespoir. Aujourd’hui j’ai eu quinze ans et je vis confiant en l’avenir. Je vois devant moi du soleil, du soleil, du soleil… »
Livre traduit du yiddish par Batia Baum et publié aux éditions de l’Antilope avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

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Vichy, la mémoire empoisonnée

Nous recevons cette semaine le réalisateur Michael Prazan pour son film, Vichy, la Mémoire empoisonnée qui sera diffusé lundi 16 mai à 20h55 sur France 3.

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La mémoire de la collaboration et des crimes de Vichy a été, dans notre pays, l’objet d’une longue rémanence. Jusqu’au discours historique de Jacques Chirac en 1995, Vichy a toujours été considéré par le pouvoir comme « une parenthèse de l’Histoire » dont la France ne pouvait être tenue pour responsable.

À travers le discours de l’exécutif peinant à reconnaître le rôle de Vichy dans la déportation des Résistants, des opposants politiques et des Juifs, les réactions et les prises de position de la société civile, l’évocation des grands procès d’anciens fonctionnaires du régime, ce film raconte la lente implantation de l’histoire de Vichy dans notre mémoire collective, de l’après-guerre à nos jours.

Au-delà de l’archive, le documentaire donne la parole à des historiens, des avocats, des hommes et femmes politiques, des artistes.

Documentaire, France, 2016, 90 min, Talweg Production, avec la participation de France Télévisions, Planete +, du CNC, de la Procirep Angoa et de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah