Trésors du cinéma yiddish

Emission du 5 février 2017: invité Serge Bromberg, directeur de Lobster Films, qui a restauré l’ensemble des films yiddish présentés dans ce coffret, permettant à tous d’accéder à ce patrimoine unique.

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Extrait du Dybbuk, de Michal Waszynski, dont le coffret présente deux versions

 

Treblinka. Je suis le dernier Juif

Cette semaine, nous recevons Guillaume Ribot, qui signe un documentaire à partir du témoignage bouleversant  de Chil Rajchman,

Adapté du récit Je suis le dernier Juif de Chil Rajchman, l’un des 57 survivants du centre de mise à mort de Treblinka, ce documentaire porte la puissance et la rudesse de ce texte à l’écran. Les images choisies font écho à la crudité et à l’acuité de ce témoignage unique qui conserve la trace de « l’enfer de Treblinka ».

Chil Rajchman a 28 ans quand il est déporté à Treblinka en octobre 1942. Séparé de sa sœur à la descente du train, il échappe aux chambres à gaz en devenant tour à tour trieur de vêtements, coiffeur, porteur de cadavres et arracheur de dents…

Le 2 août 1943, il participe au soulèvement du camp et s’évade. Après plusieurs semaines d’errance, Chil Rajchman se cache chez un ami près de Varsovie. Alors que la guerre n’est pas encore terminée, il écrit dans un carnet ses dix mois passés à Treblinka.

À la Libération, il est l’un des 57 survivants de ce centre d’extermination où furent assassinés entre juillet 1942 et novembre 1943 au moins 850 000 Juifs.

Documentaire, France, 52 min, Injam Production, 2016, avec le soutien du CNC et de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah

Avant-première

Dans le cadre du Mois du film documentaire

Dimanche 13 novembre 2016,14h30

En présence du réalisateur et de Gilles Rozier, écrivain et traducteur.

Mémorial de la Shoah
17, rue Geoffroy-l’Asnier
75004 Paris

Entrée libre sur réservation

À lire

Je suis le dernier Juif, Chil Rajchman, Éditions Les Arènes, 2009, traduit par Gilles Rozier et préfacé par Annette Wieviorka

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Entre les murs du ghetto de Wilno 1941-1943

Cette semaine, notre invité est Gilles Rozier, éditeur et fondateur des éditions de l’Antilope, qui publient un texte inédit, la traduction en français du journal d’Yitskhok Rudashevski, témoignage d’un adolescent dans le ghetto de Wilno. Ce texte bouleversant sera aussi à l’honneur lors de la rencontre dédiée aux écrits d’adolescents durant la Shoah qui aura lieu le 26 juin 2016 à 14h30 au Mémorial de la Shoah.

Enfermé dans le ghetto de Wilno (actuelle Vilnius, en Lituanie), Yitskhok Rudashevski livre un témoignage poignant de la vie quotidienne et des aspirations d’un adolescent confronté à l’enfermement et aux persécutions. Son journal se termine en avril 1943, six mois avant que son auteur ne soit assassiné à Ponar, le lieu d’exécution des Juifs de Wilno. Le manuscrit sera retrouvé après la guerre dans la cachette où la famille avait espéré échapper à la traque des nazis.


Extrait :

« Jeudi 10 décembre 1942

Est-il normal en mes meilleures années de voir cette seule ruelle, ces quelques cours encloses, étouffées ? Je voudrais crier au temps d’attendre, de cesser de courir. Je voudrais rattraper mon année passée et la garder pour plus tard, jusqu’à la nouvelle vie. Je n’éprouve pas le moindre désespoir. Aujourd’hui j’ai eu quinze ans et je vis confiant en l’avenir. Je vois devant moi du soleil, du soleil, du soleil… »
Livre traduit du yiddish par Batia Baum et publié aux éditions de l’Antilope avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

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Les ombres, un conte familial, film de Leila Ferault

Cette semaine, notre invitée est leila Ferault, réalisatrice, qui signe un émouvant documentaire intitulé Les ombres, un conte familial, et qui sera projeté dimanche 22 juin 2014, à 11h au Cinéma Les 3 Luxembourg, avec un débat animé par le réalisateur Emmanuel Finkiel.

 Édouard Rosenblatt naît en 1944 en Pologne, dans l’étable de paysans où se cachaient ses parents. Son père le dépose sur une fenêtre, avant d’être abattu par les Allemands et jeté dans une fosse dans la forêt. Après la guerre, émigrée en France, sa mère négocie durement le retour d’Édouard avec la famille polonaise qui l’a recueilli. Elle épouse un homme qu’elle dit être le père. 46 ans plus tard, Édouard Rosenblatt érige un cénotaphe : un tombeau vide, sans corps, pour son père inconnu.
À travers cette sépulture, Leïla Férault-Levy, sa nièce, interroge les traces du génocide sur trois générations en France et en Pologne.

Documentaire, 2013, 91 min., coproduction : Bix films, Bip TV et Camera Obscura

Ce film a reçu le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.
Prochaines rencontres avec la réalisatrice et projections au cinéma des 3 Luxembourg, 67 rue Monsieur le Prince

Dimanche 28 septembre à 11h en présence de Jean-Pierre Winter, psychanaliste

Dimanche 5 octobre à 11h en présence d’Annette Wieviorka, historienne

Dimanche 12 octobre à 11h en présence de Jean-Claude Grumberg, écrivain et scénariste