Témoignage de Mme Odette Spingarn

Cette semaine, notre invitée est Odette Spingarn, ancienne déportée à Auschwitz-Birkenau, qui publie son témoignage sous le titre J’ai sauté du train. Fragments,  aux éditions Le Manuscrit, dans la collection « Témoignages de la Shoah » de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

Odette à Brive 1942

Odette Spingarn décrit dans ce livre le fonctionnement des différents camps par lesquels elle est passée à partir de son arrestation avec ses parents, le 31 mars 1944, dans un village de Corrèze : la caserne de Périgueux, le camp de transit de Drancy, le camp d’extermination d’Auschwitz II-Birkenau – sa mère y décède –, un de ses sous-camps, le Kanada, où elle trie des vêtements de déportés assassinés, et enfin le camp-usine de Zschopau (Saxe, Allemagne), destination de son transfert du début octobre 1944.

À l’approche des Alliés, en avril 1945, les travailleuses forcées sont entassées dans un train à destination d’un camp de la mort. À ce moment-là, Odette prend son destin en main et s’évade en sautant du train. S’ensuit une longue odyssée qu’elle nous relate. En définitive, elle est sauvée par une femme allemande.

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Paysages de la métropole de la Mort

Un livre exceptionnel au sommaire de « Mémoires Vives » cette semaine. Celui d‘Otto Dov Kulka, Paysages de la Métropole de la mort, publié aux éditions Albin Michel. Pour en parler, notre invité est Pierre-Emmanuel Dauzat, qui a traduit ce livre-événement.

Rescapé des camps de la mort où il fut déporté avec sa famille à l’âge de neuf ans, Otto Dov Kulka, professeur émérite d’histoire juive contemporaine, a consacré sa vie à la recherche, avec la distance et l’objectivité rigoureuse d’un historien. Il n’a jamais abordé son passé biographique, qu’il distingue du passé historique, comme un choix délibéré du silence. <!–En 1978, à l’occasion d’une conférence internationale, Otto Dov Kulka retourne à Auschwitz, reparcourt en sens inverse le chemin qui, le 18 janvier 1945, l’a vu sortir de l’enfer.

Pendant dix ans, il va noter ses réflexions, ses sensations, ses impressions. D’où ce livre hors-normes, qui explore les paysages de la mémoire à travers des images, des fragments de souvenir, ponctués de photos prises par l’auteur.

Tour à tour bouleversant dans sa description de la réalité, élégiaque et poétique, Paysages de la métropole de la mort cherche à rendre compte au plus près, au plus intime, et par différents procédés littéraires, de l’horreur telle qu’un enfant a pu la vivre, et telle qu’un homme à la fin de sa vie, entre son exigence d’historien et la puissance de ses émotions passées, peut s’en souvenir.

Traduit de l’anglais par Pierre-Emmanuel Dauzat, cet ouvrage a été publié avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

« Un des plus remarquables témoignages sur l’inhumanité jamais écrits… Un livre
capital, à lire absolument.
 »

Ian Kershaw

Né en Tchécoslovaquie en 1933, Otto Dov Kulka est déporté avec sa mère en 1942 à Auschwitz. Après-guerre, il émigre en Israël en 1949. Professeur émérite d’histoire juive contemporaine à l’Université hébraïque de Jérusalem, il a notamment écrit Deutsches Judentum unter dem Nationalsozialismus, prix Buchman de Yad Vashem. Professeur émérite, il est également membre du comité exécutif de Yad Vashem.

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