Au sommaire de cette émission, « Mémoires Tsiganes » un très riche documentaire qui sera diffusé sur Arte le 2 octobre 2011 en seconde partie de soirée. Un documentaire auquel a participé Henriette Asséo, notre invitée de ce jour, et réalisé par Idit Bloch et Juliette Jourdan.
Emission présentée par Perrine Kervran
Ce documentaire raconte l’histoire de la persécution des Tsiganes par les nazis et leurs alliés, d’un bout à l’autre de l’Europe. Il pointe les racines de ces persécutions quand naissent avec les nationalismes du premier XX ème siècle les premières mesures discriminatoires contre une des plus vieillies nations d’Europe. La force de ce film réside dans ses nombreuses images d’archives qui remettent au présent des pans de vie décimées et aussi dans les témoignages de rescapés ou d’enfants de déportés dans de nombreux pays d’Europe qui nous font sentir la variété et la multiplicité des cultures tsiganes, des populations encore victimes de préjugés bien vivants.
Auteurs : Henriette Asséo, Idit Bloch & Juliette Jourdan
Réalisateurs : Juliette Jourdan et Idit Bloch
Production : Kuiv Productions
Durée : 1 h 10
Diffusion
Dimanche 2 octobre 2011, 22h03 sur France 5
Colloque – Tsiganes , Nomades : un malentendu européen
Un grand colloque en deux volets se tiendra du 6 au 9 octobre à Paris et les 24 et 25 novembre 2011 à Pau. Il a reçu le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.
Annette Wieviorka, historienne, directrice de recherche au CNRS est l’invitée de cette émission de « Mémoires vives » consacrée à la postérité du procès d’Adolf Eichmann, à l’occasion de la soirée autour de deux grands témoins (Haim Gouri et Michael Goldmann) organisée par la Fondation pour la Mémoire de la Shoah le 6 juin à l’hôtel de ville de Paris et du colloque international Le procès Eichmann, réceptions,médiations, postérités qui aura lieu des 7 au 9 juin à l’INHA.
Emission animée par Perrine Kervran
Lun. 6 juin 2011, 17h – Mairie de Paris – A l’occasion du 50ème anniversaire du pocès d’Adolf Eichmann, la Fondation pour la Mémoire de la Shoah organise une rencontre autour de deux grands témoins de cet événement historique : Michael Goldman-Gilad, enquêteur en charge de l’interrogatoire préliminaire d’Eichmann, et Haïm Gouri, poète et journaliste ayant couvert le procès, auteur du livre La cage de verre. <!–Survivant du ghetto de Przemysl et d’Auschwitz, Michael Goldman-Gilad fut enquêteur dans l’unité spéciale de la police israélienne en charge de l’interrogatoire d’Eichmann lors de sa détention préalable au procès.
Haïm Gouri a couvert le procès pour le journal israélien Lamerhav. Ses chroniques ont été rassemblées dans La cage de verre (Albin Michel, Paris, 1964 et 1995).
Rencontre exceptionnelle
Lundi 6 juin 2011, 17h-19h
Discussion animée par Séverine Nikel,
rédactrice en chef du magazine L’Histoire.
Traduction simultanée hébreu / français
Auditorium de l’Hôtel de Ville de Paris
Accès : 5, rue Lobau 75004 Paris
Métro : Hôtel de Ville
Léo Hurwitz dans la salle de tournage du procès Eichmann
Du mar. 7 au jeu. 9 juin 2011 – INHA, Paris
Ce colloque international, qui rassemble les meilleurs spécialistes allemands, américains, israéliens, français… de la question, est consacré à la médiatisation du procès par la presse écrite, la radio, la télévision, ainsi qu’à ses multiples postérités historiographiques, artistiques, littéraires, philosophiques et juridiques. <!–Co-organisation HiCSA (Histoire culturelle et sociale de l’art) et IRICE (Identités, relations internationales et civilisation de l’Europe )
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, de la Région Ile-de-France et de la Fondation Maison des Sciences de l’Homme.
Les Femmes dans la violence dans l’histoire : tel est le thème d’un colloque organisé les 28 et 29 novembre 2010 par Anny Dayan Rosenman, Maître de conférences à l’Université Paris VII-Denis Diderot qui revient pour Mémoires Vives sur le sujet de sa communication, consacrée aux Femmes dans les camps : féminités blessées et communautés maternelles
Emission animée par Perrine Kervran
Au-delà des récits terribles rapportés par les témoins, il s’agissait aussi de se pencher sur les spécificités féminines de la vie concentrationnaire et aux formes que pouvaient prendre le sentiment maternel et la maternité quand elle surgissait dans ces lieux de mort.
Charlotte Delbo à Auschwitz-Birkenau
« Mais les mères mirent tous leurs soins à préparer la nourriture pour le voyage. Elles lavèrent les petits, firent les bagages et, à l’aube, les barbelés étaient couverts de linge d’enfants ; et elles n’oublièrent ni les langes, ni les jouets. N’en feriez vous pas autant, vous aussi, si on devait vous tuer demain avec votre enfant ? » Primo Lévi, Si c’est un homme.
Comme l’écrit Anny Dayan Rosenman, « La force du témoignage de Primo Levi se retrouve bien là, dans précision du détail qui éclaire l’ensemble. En effet, quoi de plus révélateur de la folie génocidaire que ces vêtements d’enfants étendus sur les barbelés ?
Quoi de plus important dans le récit du témoin que cette adresse à l’Autre : n’en feriez vous pas autant vous aussi ?Quoi de plus révélateur aussi de la condition des femmes pendant la Shoah, où elles durent prendre en charge leur vie et bien plus que leur vie, être le pilier de familles entières, faire preuve de lucidité mais aussi de tendresse, d’attention, faire preuve d’un courage au quotidien au cœur du pire. »
Programme du colloque: FEMMES DANS LA VIOLENCE DE L’HISTOIRE- LE TÉMOIGNAGE AU FÉMININ
Colloque interdisciplinaire et international
en partenariat entre l’Université Paris – Diderot et le Mémorial de la Shoah.
Dimanche 28 novembre . Mémorial de la Shoah
14h30 Modérateur: Eric MARTY
Anny DAYAN ROSENMAN (Université Paris 7- Denis Diderot ) : Femmes dans les camps : maternités blessées et communautés maternelles.
Luba JÜRGENSON (Université Paris III – Sorbonne Nouvelle) : Kolyma : témoignages de femmes.
Jean-Yves POTEL (écrivain, essayiste) : De quoi témoigne Anna Langfus ?
Le débat est suivi d’une lecture :
Textes de Charlotte Delbo, Evguenia Ginsburg, Anna Langfus, Liana Milu, Ana Novac
lus par Michèle TAUBER
Lundi 29 novembre Université Paris 7-Denis-Diderot-
10h à 11h15 . Modératrice : Carine TRÉVISAN
Martine LEFEUVRE-DÉOTTE (Université de Caen) : Argentine : Les « folles» de la Place de Mai.
Christelle TARAUD, (Programmes parisiens de NYU et de Columbia University ) : Femmes dans la guerre d’Algérie : le cas Djamila Boupacha.
11h30-13h. Modératrice : Martine LEIBOVICI
Janine ALTOUNIAN (essayiste, traductrice de Freud) : Arméniennes, gardiennes de trésors et de larmes
Amélia PERAL (Université d’Alicante ) : Les mères perdues. Mater ou Génitrix ?
Jennifer CAZENAVE (Doctorante, Université- Diderot ) : « L’archive parle d’elle », la femme dans les rushes de Shoah
14h30-15h45. Modératrice : Luba JURGENSON
Alain PARRAU (Université Paris- Diderot) : Geneviève de Gaulle Anthonioz, « La traversée de la nuit » .
Pierre PACHET (écrivain, essayiste) « J’ai décidé de rester vivante » Olga Adamova-Sliozberg, la résistance d’une femme soviétique déportée au goulag ( L’Aujourd’hui blessé, ed Verdier, 1997)
16h-17h45. Modérateur: Jean DELABROY
Catherine COQUIO ( Université Paris 8) : Antigones
Régine WAINTRATER (Université Paris- Diderot) : Femmes dans le génocide : une résilience particulière ?
Jean HATZFELD (journaliste, écrivain) : Femmes et témoins au Rwanda