Train de pluie

Cette semaine, nous recevons Catherine Hubeau, qui co-signe avec Marie-Laure Spéri la mise en scène de « Train de pluie« , une pièce de théâtre proposée actuellement au théâtre Côté Cour et qui permet la rencontre entre deux textes, la Pluie de Daniel Keene et En ce temps-là l’amour, de Gilles Ségal (actuellement également à l’affiche au théâtre de Belleville)

Une femme raconte comment les gens, par centaines, avant de prendre le train, lui confiaient leurs affaires. Ces gens ne sont jamais revenus mais elle est restée, avec toutes ces choses dont elle ne sait que faire, elle a tout recueilli chez elle dans sa maison transformée en musée. A ce magnifique texte de Daniel Keene, intitulé La pluie, répond la pièce de Gilles Segal. En ce temps-là l’amour! Il raconte l’extraordinaire volonté chez cet homme de profiter de chaque instant pour transmettre à son fils l’essentiel de ce qui saurait faire de lui un homme.

Deux mélodies pour un ciel de cendres… Deux paroles entrecroisées sur le thème de la Shoah. La première, ténue, hésitante, fragile se reconstruit au fil du temps. La deuxième proclame avec liberté et humour la grandeur humaine face à la mort et à la barbarie. Le violon évoque la mémoire, donnant un contrepoint rythmique aux paroles des acteurs. Ces deux textes originaux se font écho d’une manière inattendue.

Cette pièce a reçu le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

Distribution

Adaptation de La pluie de Daniel Keene (traduction Séverine Magois) et En ce temps-là l’amour de Gilles Segal
Mise en scène : Catherine Hubeau et Marie-Laure Speri
Conseiller artistique : Eric Louviot
Scénographie : Michaël Horchman

Compagnie Avril Enchanté
Avec Catherine Hubeau, Tommaso Simioni
et en alternance
Stéphane Guiocheau et Marc Desjardins violonistes

Représentations

- Du mardi 18 octobre 2011 au jeudi 12 janvier 2012
Les mardis et jeudis à 19 heures

Théâtre Côté Cour
12, rue Edouard Lockroy 75011 Paris ( M° Parmentier )
Réservations : 01 47 00 43 55 – theatrecotecour@free.fr

En ce temps-là l’amour a été créé en mars 2001 au théâtre d’Arcueil Cachan dans une mise en scène de Georges Werler avec Gilles Ségal (étoile du Mime Marceau, comédien et auteur). En octobre 2010, au théâtre du soleil, Gilles Ségal reprend son texte dans une mise en scène de Jean Bellorini (prix SACD révélation théâtrale de l’année). Cette pièce est actuellement à l’affiche tous les jours au théâtre de Belleville, de et avec Gilles Ségal à 19h, jusqu’au 27 novembre 2011 (dimanche à 16h).

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L’homme dans le plafond

Théâtre au sommaire de ce jour, avec la pièce de Timothy Daly, L‘homme dans le plafond, mis en scène par Isabelle Starkier, notre invitée.

Emission animée par Perrine Kervran

C’est l’histoire absurde et tragique d’un couple d’allemands qui à la fin de la guerre cachent un Juif dans leur grenier, en échange d’un fort loyer et de divers travaux.  L’homme vit reclus, plein de gratitude pour ce couple, qui, une fois la guerre terminée, décident de ne pas le dire à l’homme du grenier pour continuer à profiter de l’argent qu’il leur rapporte.

Après Le Bal de Kafka, le grand auteur australien contemporain Timothy Daly nous emmène vers le tragi-comique, dans une mise en scène remarquable d’Isabelle Starkier. Ce spectacle a reçu le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

Distribution

Pièce de Timothy Daly
Mise en scène : Isabelle Starkier
Traduction : Michel Lederer
Avec : Michelle Brûlé, Léonore Chaix, Sébastien Desjours, Anne Le Guernec, Pierre-Stefan Montagnier
Lumières : Bertrand Llorca
Costumes : Anne Bothuon
Décors : Jean-Pierre Benzekri

Représentations

Du 31 mai au 12 juin 2011
Mardi, samedi à 21h, dimanche à 16h

Théâtre de l’épée de bois
Cartoucherie – Route du Champs de manœuvre
75012 Paris
Billetterie : 01 48 08 39 74
ou sur le site du Théâtre de l’épée de bois

Pleurnichard

A l’occasion des lectures de Pleurnichard qui auront lieu au théâtre du Rond-Point du 8 au 12 mars 2011, Mémoires Vives reçoit Jean-Claude Grumberg, auteur dramatique.

Emission animée par Perrine Kervran

Pleurnichard. C’est le joli titre du livre de Jean-Claude Grumberg paru en 2010 aux éditions du Seuil et c’est aussi une sorte de pseudonyme pour dire l’enfant, l’adolescent et le jeune homme qu’il a été. Dans ce livre dont il lira des extraits sur scène, l’auteur devenu homme de théâtre et écrivain regarde avec tendresse et ironie l’orphelin apeuré dont le père est mort « en déportation », l’apprenti tailleur inconsolable qui rêve d’une autre vie et l’enfant en colère qui partait en colonies de vacances dans les pays communistes. C’est un livre grinçant, mordant, mais aussi un livre qui fait rire tout haut, ce qui n’est pas si fréquent. Et pourtant, c’est aussi la voix d’un enfant rempli d’un chagrin qui le dépasse et qu’il ne comprend pas.

Comme un funambule sur son fil, Pleurnichard guide Jean-Claude Grumberg dans la traversée de sa vie. L’un se cachant derrière l’autre, tous deux tentent de vaincre leur peur en la proclamant.
« […] Comment se venger ? de quoi ? Pleurnichard avait trouvé inconsciemment son moyen : insulter les flics, les douaniers, les préposés à l’état civil ou tout autre fonctionnaire rond de cuir et manches de lustrine, les instituteurs, les contrôleurs SNCF et RATP, tous ceux qui incarnaient plus ou moins à ses yeux le pouvoir, l’autorité. Voilà. […]

Drôle de manière de se venger dites-vous ? Sans doute. Refuser la société même au sein des organisations dont le but avoué semblait être la destruction de cette société, se faire un devoir d’y râler, d’y ricaner, d’y douter, d’ironiser. On tue ton père et tu ne te venges pas. Hamlet. La pièce était faite. Faire ou défaire, voilà la question. […] »

« En fait, je n’ai jamais su vraiment me comporter devant le malheur absolu. Faut-il pleurer, s’arracher la tête et la piétiner, ou rire à en crever? Désormais, pour être sûr d’être tout à fait humain, je m’efforce et m’efforcerai de faire les trois ensemble. »

Personne ne m’aurait cru, alors je me suis tu

Sam Braun, rescapé d’Auschwitz est l’invité de cette émission, consacrée à la fois à son témoignage (édité chez Albin Michel), et à la pièce de théâtre qui en est issue (adaptation, mise en scène et interprétation de Patrick Olivier).

Emission animée par Irène Omélianenko

Il aura fallu 40 ans à Sam Braun pour témoigner. Une traversée du silence précieuse pour sortir d’Auschwitz et revenir à la vie. Une prise de parole vécue comme une seconde libération qui au fil du temps a forgé une certitude : la nécessité d’une transmission pour que la vie et l’espérance triomphent de la barbarie.

Le 12 novembre 1943, Sam Braun et sa famille sont arrêtés à Clermont-Ferrand et déportés à Auschwitz, via le camp de Drancy. Sam a 16 ans, il reviendra seul. Ses parents et sa soeur de 10 ans seront gazés dès le premier jour. Sam Braun a passé deux hivers à Auschwitz, il devra encore survivre à la « marche de la mort », errance infernale sur les routes d’Europe jalonnées de coups. Lorsqu’il est enfin libéré, il pèse 35 kg.

Patrick Olivier dans le rôle de Sam Braun

La mise en scène de Patrick Olivier restitue la puissance du témoignage de Sam Braun, dans un va-et vient entre l’horreur du réel et le refuge de l’esprit.

Ce spectacle de la Compagnie Trans Europe Théâtre a reçu le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

Représentations

Du dimanche 14 novembre au lundi 13 décembre 2010

Kiron Espace
10, rue La Vacquerie
75011 Paris
M° Voltaire ou Philippe Auguste

- Informations /réservations :
Espace Kiron : 01 44 64 11 50
Cie Trans Europe Théâtre : 06 32 56 61 87

- Possibilité de matinées scolaires les lundis à 14 heures sur demande pour les collèges et lycées.

Au Théâtre de L’Epée de Bois ( Cartoucherie – 75012 Paris )   une représentation exceptionnelle dans la grande salle ( 300 places ) aura lieu le 16 février 2012 à 14 h30.

Le prix des places est de 10 euros pour les élèves, accompagnateurs gratuit.

Informations: Johanne Furlan ( 06 32 56 61 87 / transeuropetheatre@wanadoo.fr )

Patrick Olivier et Sam Braun