J.D. Kirszenbaum: la génération perdue

Bonjour, nous recevons  aujourd’hui Nathan Diament pour le livre qu’il a consacré à son oncle, le peintre J. D. Kirszenbaum et qui vient de paraître chez Somogy Editions d’Art avec le soutien de la fondation pour la mémoire de la Shoah.

Une émission présentée par Kristel le Pollotec

les villageois juifs accueillant le Messie, 1937, collection du Musée d'Israël
les villageois juifs accueillant le Messie, 1937, collection du Musée d’Israël

Cet ouvrage est  un livre d’art avec de nombreuses reproductions des œuvres de ce peintre  né en Pologne en 1900 et mort en 1954 à Paris, formé à l’école du Bauhaus en Allemagne dans les années 20 et représentant de l’école de Paris dans les années 30. Quelques unes de ces œuvres avaient d’ailleurs été montrées à paris dans l’exposition « Montparnasse déporté » en 2005, une exposition également soutenue par la Fondation.  Kirszenbaum a survécu à la Shoah mais son oeuvre a été largement détruite. Grâce à Nathan Diament, on peut la découvrir aujourd’hui.

Edouard Moyse et la peinture israélite

Edouard Moyse (1827-1908) est l’un des représentants essentiels de la « peinture israélite », redécouverte aujourd’hui grâce à l’ouvrage de Jean Bernheim paru aux Editions Esthétiques du divers en mai 2012. Jean Bernheim, arrière petit-neveu du peintre et auteur d’Edouard Moyse ou la peinture israélite, est notre invité, avec Dominique Jarrassé, historien de l’art, qui a préfacé cet ouvrage.

Edouard Moyse, artiste néo-classique oublié  a su peindre la vie juive française au XIX ème siècle, représenter des rabbins, des synagogues, des scènes de rituels, d’étude, des bénédictions familiales, mais aussi quelques avocats en action ou hommes d’Eglise musiciens. Chantre de la tradition juive, il a fait partie de ceux qui ont voulu défendre l’israélitisme, ce franco-judaïsme républicain, ceux qui ont voulu donner une iconographie du judaïsme et en représenter l’intemporalité.  Jean Bernheim, esquissant un essai sur cette « peinture israélite », nous fait découvrir qu’au-delà des scènes religieuses, Moyse nourrissait l’ambition de mettre l’art au service d’un humanisme et d’une spiritualité sans exclusive, tout en menant les combats de son temps, par exemple contre l’antisémitisme. <!–Peintre d’origine lorraine formé aux Beaux-Arts de Paris, Moyse, à côté d’oeuvres de Salon animées d’idéaux esthétiques classiques, tomba sous la fascination des couleurs de l’Algérie : ce fut pour lui en même temps la rencontre d’un judaïsme traditionnel, restitué à travers une série de pastels.

Cet ouvrage est la première monographie consacrée à l’oeuvre d’Edouard Moyse.

Il a été publié avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.
- Commander le livre auprès des éditions Esthétiques du divers

Walter Benjamin: Archives

Invité de cette semaine, Florent Perrier, philosophe, conseiller scientifique de l’exposition « Walter Benjamin Archives » au Musée d’art et d’histoire du judaïsme. 

Faire le portrait d’un homme et de sa pensée à travers ses archives, c’est le pari poétique et audacieux de l’exposition actuellement visible au musée d’art et d’histoire du judaïsme, consacrée aux archives de Walter Benjamin, philosophe, écrivain et critique. A travers 13 étapes, c’est un voyage dans la pensée et les traces de l’auteur, par le biais de ce qui reste de ses collections de jouets ou de cartes postales,  ses carnets, ceux où il consignait les mots de son fils Stefan, ceux où il notait ses lectures. Le parcours se poursuit au regard de ce qu’il a classé et confié au fur et à mesure de ses déplacements et de l’étau qui se resserrait autour des Juifs. Mais l’exposition est aussi une évocation d’un homme en mouvement, puis d’un homme en exil, qui fuyait les persécutions nazies et n’a pu être sauvé malgré les efforts de ses amis. Walter Benjamin a préféré se donner la mort dans un petit village du sud de la France en 1940, croyant ne plus avoir d’issue, alors même que ses amis lui avaient obtenu un visa d’entrée aux Etats-Unis.

Chagall et la Bible

A l’occasion de l’exposition présentée au Musée d’art et d’histoire du judaïsme à Paris sur Chagall et la Bible, nous recevons Laurence Sigal, directrice du MAHJ et commissaire de l’exposition.


Emission animée par Perrine Kervran

Abraham et les 3 anges 1940-1950

Du mer. 2 mars au dim. 5 juin 2011 – MAHJ, Paris – Le Musée d’art et d’histoire du Judaïsme présente le phénoménal travail d’illustration de la Bible hébraïque auquel Marc Chagall se consacra de 1930 à 1956. L’exposition restitue ce long processus de création, depuis la magnifique série de gouaches réalisée par l’artiste, en passant par les différents états de gravure où le motif se précise, jusqu’aux 105 gravures définitives rehaussées à la main, dont l’ensemble est montré ici pour la première fois.

Par ailleurs, des peintures et des œuvres sur papier mettent en lumière les formes visuelles que prend le texte biblique sous le pinceau du peintre.

Cette exposition a reçu le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

- Plus d’information sur le site du Musée d’art et d’histoire du Judaïsme.

La tribu de Siméon, vitrail de l'hôpital Hadassa