Vichy, la mémoire empoisonnée

Nous recevons cette semaine le réalisateur Michael Prazan pour son film, Vichy, la Mémoire empoisonnée qui sera diffusé lundi 16 mai à 20h55 sur France 3.

Prazanmarrusx

La mémoire de la collaboration et des crimes de Vichy a été, dans notre pays, l’objet d’une longue rémanence. Jusqu’au discours historique de Jacques Chirac en 1995, Vichy a toujours été considéré par le pouvoir comme « une parenthèse de l’Histoire » dont la France ne pouvait être tenue pour responsable.

À travers le discours de l’exécutif peinant à reconnaître le rôle de Vichy dans la déportation des Résistants, des opposants politiques et des Juifs, les réactions et les prises de position de la société civile, l’évocation des grands procès d’anciens fonctionnaires du régime, ce film raconte la lente implantation de l’histoire de Vichy dans notre mémoire collective, de l’après-guerre à nos jours.

Au-delà de l’archive, le documentaire donne la parole à des historiens, des avocats, des hommes et femmes politiques, des artistes.

Documentaire, France, 2016, 90 min, Talweg Production, avec la participation de France Télévisions, Planete +, du CNC, de la Procirep Angoa et de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah

Publicités

Drancy, un camp aux portes de Paris

Cette semaine, Mémoires Vives revient sur l’histoire du camp de Drancy, qui a fait l’objet d’un film diffusé lundi 1er octobre sur France 2: Drancy, un camp aux portes de Paris. Avec nous pour en parler, Philippe Saada, le réalisateur et Michel Laffitte, qui a coécrit le film.

Co-écrit par Michel Laffitte, historien et auteur avec Annette Wieviorka du livre A l’intérieur du camp de Drancy(Perrin, 2012), ce documentaire rend compte de l’histoire du camp dans sa globalité et du destin des Juifs qui y furent internés entre 1941 et 1944. Il présente des documents d’archives, des témoignages de rescapés et l’éclairage de plusieurs historiens.

Habitat collectif encore en construction, la Cité de la Muette devient en 1941 un camp d’internement, puis en 1942 le camp de regroupement des Juifs de France en vue de leur déportation vers les camps d’extermination. Entre l’été 1941 et l’été 1944, 67 000 des 75 000 Juifs déportés de France sont passés par Drancy. Ils furent déportés depuis la gare du Bourget puis depuis celle de Bobigny.

Après la guerre, en dépit des commémorations, un lourd silence a longtemps entouré le camp de Drancy. Le film de Philippe Saada raconte l’histoire tragique de ce lieu en s’appuyant sur les recherches historiques les plus récentes.

Fiche technique

Documentaire, Roche productions, 71 minutes, 2012
Réalisation : Philippe Saada
Auteur : Michel Laffitte
Image : Raphaël O’Byrne et Marine Tadié
Montage : Gordana Othnin Gérard, Planimonteur
Avec la voix d’Yvan Attal
Production déléguée : Dominique Tibi

Ce film a reçu le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.