Moissac, Dieulefit, Chambon sur Lignon

Notre invité aujourd’hui est Jean-Claude Simon, Président de l’Association Moissac, Villes de Justes oubliée, à l’occasion des rencontres organisées à Moissac les 27, 28 et 29 mai prochains.

Du ven. 27 au dim. 29 mai 2016 – Moissac (82) – En France, plus de 3900 personnes ont été reconnues Justes parmi les Nations. Des milliers d’autres sont restées anonymes. En plus de ces actions individuelles, des actes collectifs permirent à de nombreux Juifs d’être sauvés. Les manifestations variées organisées durant ces 3 journées raconteront comment des villes comme Le Chambon-sur-Lignon, Dieulefit et Moissac ont sauvé des centaines d’enfants juifs de la déportation.

Cette manifestation s’organise autour d’un colloque, de tables rondes et témoignages, d’une représentation théâtrale (Le petit chaperon Uf, de Jean-Claude Grumberg) et de projections de films (dont Sam et Jacky, de Jean-Christian Riff). Plusieurs expositions photographiques seront proposées.

Une cérémonie en l’honneur de trois Moissagais reconnus Justes parmi les Nations par Yad Vashem se tiendra également, en présence de Beate et Serge Klarsfeld.

Rencontres proposées par l’association Moissac, ville de Justes oubliée et le Réseau Mémorha (Rhône-Alpes-Auvergne)

Du vendredi 27 au dimanche 29 mai 2016
82200 Moissac

Programme (pdf)

En savoir plus sur www.des-villes-et-des-justes.com

Cette manifestation a reçu le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

 

 

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Le gardien de nos frères

Cette semaine, nous recevons la romancière Ariane Bois, pour son livre « le gardien de nos frères », publié aux éditions Belfond.
Un roman qui raconte une histoire méconnue, celle des « dépisteurs », ceux qui, au sortir de la guerre, vont chercher les enfants juifs cachés dans des familles ou dans des couvents et que personne d’autre n’est venu chercher. Une histoire qui raconte de l’intérieur  les drames des familles juives décimées au sortir de la guerre, les conflits avec les prêtres ou les parents adoptifs qui ne veulent pas se séparer des petits et qui parfois les ont fait convertir au catholicisme. Mais une histoire qui parle aussi de la manière dont peu à peu se pense la reconstruction, le rôle des EI et des maisons d’enfants, et bientôt, l’espoir de la terre promise.
Au fil des pages, on reconnaît en creux des figures célèbres ou moins célèbres, Pierrot Kaufmann qui dirigeait la maison EI de Jouy-en-Josas, Frida Wattenberg, qui après avoir convoyé et placé de nombreux enfants, fut l’une de ces « dépisteuses » pour venir les chercher, et tenta elle même l’expérience de l’immigration clandestine en Israel, Mila Racine qui convoya des enfants en Suisse avant d’être déportée, Marianne Cohn qui pris le relais et fut torturée à mort, sans oublier la célèbre attaque du train de Mazamet qui fit les heures de gloire des EI pendant la guerre et sur laquelle le roman s’ouvre.
De nombreuses rencontres sont prévues, à commencer par le Mémorial de la Shoah le 13 mars 2016 à 14h, en présence d’Ariane Bois et de Frida Wattenberg.
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