Tsiganes, nomades, un malentendu européen

Tsiganes, nomades, un malentendu européen: c’est le titre du colloque international et transdisciplinaire qui se tiendra du 6 au 9 octobre à Paris (au Mémorial de la Shoah, à l’Université de Paris 8, à l’Institut Hongrois et au Petit Palais) puis les 24 et 25 novembre 2011 à Pau. Nos invitées pour en parler, Catherine Coquio, coorganisatrice du colloque avec Jean-Luc Poueyto, et Henriette Asséo, historienne, spécialiste de l’histoire des tsiganes.

Avec l’aide d’historiens, d’anthropologues, de professeurs de littérature, de sociologues, de philosophies, d’ethnologues, ce colloque se proposer d’évoquer l’histoire du génocide tsigane, cette « catastrophe invisible », l’anti-tsiganisme comme racisme, la « question Rom » dans la politique européenne actuelle, la question de l’exotisme des tsiganes dans la conscience collective, évoquer la langue et la littérature tsigane et enfin la présence des tsiganes et des nomades dans la création artistique et littéraire.

Il sera accompagné d’un cycle de films -rares pour la plupart- au cinéma Les Trois Luxembourg(5e arr. de Paris) du 5 au 11 octobre 2011 avec notamment:

mercredi 5 octobre, 20h: film de Katrin Seybold Das Falsche Wort réalisé en Allemagne en 1987 sur le refus allemand de « réparer », projection en présence de la réalisatrice.

Samedi 8 octobre 21 h: Latcho Drom, en présence de Tony Gatlif

Lundi 10 octobre : films « russes » : le film d’E. Lotianou Les Tsiganes montent au ciel, puis le montage exceptionnel réalisé exprès par Charles Urjewicz sur le cinéma russe et soviétique incluant le  1er film de fiction (2 minutes) réalisé sur les Tsiganes en 1908 !

Le colloque est organisé par les centres « Littérature et Histoire » de l’université de Paris 8, l’Item de l’université de Pau et le département de philosophie de l’université de Vérone.

Avec le soutien de l’Institut universitaire de France, de la Maison des Sciences de l’homme et de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

www.tsiganes-nomades-un-malentendu-europeen.com

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Guide historique d’Auschwitz

Invités de cette émission, Jean-François Forges, et Pierre-Jérôme Biscarat, historiens et pédagogues, qui viennent d’éditer aux éditions Autrement un guide historique d’Auschwitz.

Emission animée par Perrine Kervran

Issu d’un travail de préparation réalisé afin d’accompagner des voyages pédagogiques à Auschwitz-Birkenau, ce livre permet de faire le lien entre ce qu’il reste aujourd’hui du centre d’extermination de Birkenau ou des camps de concentration d’Auschwitz I, Birkenau, Monowitz et leurs kommandos et ce qu’ils ont été pendant les années où ils ont été en activité. Cet ouvrage complète ainsi les récits des survivants, tels que ceux présentés dans le DVD-Rom « Mémoire demain » de l’Union des déportés d’Auschwitz.

En parcourant les lieux, en suggérant des itinéraires et en revenant également sur les traces de la vie juive de Cracovie, ce livre permet de mieux comprendre ce que l’on voit lorsque l’on se rend à Auschwitz ou quand on en regarde des photographies.

Cet ouvrage est illustré de 70 photos contemporaines, 25 photos d’archives, 15 cartes et plans.

Jean-François Forges est professeur d’histoire. Il est notamment l’auteur de Eduquer contre Auschwitz.

Pierre-Jérôme Biscarat est membre du service pédagogique de la Maison d’Izieu.

- Commander cet ouvrage sur le site du Mémorial de la Shoah.

Chagall et la Bible

A l’occasion de l’exposition présentée au Musée d’art et d’histoire du judaïsme à Paris sur Chagall et la Bible, nous recevons Laurence Sigal, directrice du MAHJ et commissaire de l’exposition.


Emission animée par Perrine Kervran

Abraham et les 3 anges 1940-1950

Du mer. 2 mars au dim. 5 juin 2011 – MAHJ, Paris – Le Musée d’art et d’histoire du Judaïsme présente le phénoménal travail d’illustration de la Bible hébraïque auquel Marc Chagall se consacra de 1930 à 1956. L’exposition restitue ce long processus de création, depuis la magnifique série de gouaches réalisée par l’artiste, en passant par les différents états de gravure où le motif se précise, jusqu’aux 105 gravures définitives rehaussées à la main, dont l’ensemble est montré ici pour la première fois.

Par ailleurs, des peintures et des œuvres sur papier mettent en lumière les formes visuelles que prend le texte biblique sous le pinceau du peintre.

Cette exposition a reçu le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

- Plus d’information sur le site du Musée d’art et d’histoire du Judaïsme.

La tribu de Siméon, vitrail de l'hôpital Hadassa