24 jours: la vérité sur l’affaire Ilan Halimi

Nous recevons cette semaine Alexandre Arcady, réalisateur de 24 jours, la vérité sur l’affaire Ilan Halimi

Au cinéma le mer. 30 avril 2014 – Tout commence le 20 janvier 2006. Le dîner de shabbat s’achève. Ilan a choisi de sortir ce soir-là malgré les réticences de sa mère. En refermant la porte de l’appartement, il lui adresse un baiser pour la réconforter. Ce sera le dernier. Elle ne le reverra jamais. Le récit des 24 jours qui suivent cette scène est une plongée dans la nuit d’un jeune homme enlevé et pris en otage parce qu’il est juif.
À travers les messages de ses ravisseurs, se dessine, jour après jour, son calvaire. C’est aussi l’histoire d’une mère et d’une famille qui vivent entre attente et désespoir au rythme des messages des bourreaux d’Ilan. Elles ne peuvent croire que la République compte des zones de non-droit où des hommes se sentent si protégés qu’ils y torturent un autre homme à mort. Elles ne peuvent imaginer que la police, bardée de technologie, soit impuissante et commette des fautes grossières dans son enquête. Ilan aurait pu être sauvé. Telle est la conviction de Ruth Halimi acquise au cours de ces 24 terribles journées.

Avec Zabou Breitman, Pascal Elbé, Sylvie Testud, Jacques Gamblin, Eric Caravac.

Sortie : 30 avril 2014 – Durée : 1h50

D’après le livre 24 jours, la vérité sur l’affaire Ilan Halimi de Ruth Halimi et Émilie Frèche (Seuil, 2009 – Points, avril 2014).

Ce film a reçu le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

 

 

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Kinderlekh

Invitée de cette semaine, Audrey Gordon, journaliste, qui signe Kinderlekh un documentaire sur la transmission de l’histoire des enfants d’Izieu par le théâtre. Un film plein de sensibilité et réconfortant, qui sera diffusé pour la première fois sur France 3 Bourgogne samedi 9 février 2013 à 15h20.

Une émission animée par Eve Szeftel

AfficheKinderlekhBlanzy, petite ville de Bourgogne. Pour sa pièce de théâtre, une classe de CM1 se plonge dans l’histoire des enfants d’Izieu, 44 enfants du même âge raflés et déportés en 1944. Ces élèves de 9 ans découvrent l’horreur de la Shoah sans être traumatisés, car pour eux cela reste un jeu. Une belle leçon de transmission de mémoire. « Kinderlekh » signifie « petits enfants » en yiddish. C’est ainsi que les enfants d’Izieu étaient surnommés par Sabine Zlatin, la directrice de la colonie. C’est aussi le nom de la pièce de théâtre jouée dans le film, écrite et mise en scène par Yvette Sauvage-Lelong.
Capture d’écran 2012-12-05 à 11.04.59

Ce film a reçu le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

- Plus d’information sur le site Internet du film

 

Diffusion

Samedi 9 février 2013, 15h20 sur France 3 Bourgogne

Capture d’écran 2012-12-05 à 10.39.23

Les Juifs d’Algérie pendant la seconde guerre mondiale

A l’occasion de la prochaine diffusion de la Loi de mon pays, réalisé par Dominique Ladoge, nous rediffusons l’entretien mené avec  Serge Lascar, scénariste du film.

Mar. 3 juillet 2012, 20h35 – France 3 – Oran 1940. Trois adolescents, Benjamin, Kateb et Antoine partagent la même passion : le football. L’un est juif, l’autre musulman et le troisième chrétien. Ils sont liés par une profonde amitié et vivent leur jeunesse dans l’insouciance jusqu’au jour où Vichy abroge le décret Crémieux. Benjamin perd alors ce que Kateb n’a jamais réussi à obtenir : la nationalité française. Mais pour Kateb, à quoi bon être français ? Et voilà qu’une question apparemment abstraite prend dans l’histoire de ces jeunes gens une résonance terriblement concrète. Aura-t-elle raison de leur amitié ?

Avec Alexandre Hamidi, Noam Morgensztern, Azdine Keloua, Charlotte de Turckheim, Marthe Villalonga et Bernard Blancan

Les trois acteurs principaux, Alexandre Hamidi, Noam Morgensztern et Azdine Keloua, ont reçu le Prix jeune espoir masculin au 12e Festival de la Fiction TV qui s’est tenu du 8 au 12 septembre 2010 à La Rochelle.

Ce film a reçu le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

Montreuil-Bellay, un camp tsigane oublié

Cette semaine, notre invité est le réalisateur  Alexandre Fronty, qui signe un film sur le camp d’internement de Montreuil-Bellay. Il s’agit du plus grand camp d’internement des Nomades en France pendant la Seconde guerre mondiale. ce documentaire raconte l’histoire du camp, mais aussi sa difficile mémoire.

A vingt kilomètres de Saumur, près de la ville de Montreuil-Bellay, dans le Maine-et-Loire, des milliers de Tsiganes ont été internés entre novembre 1941 et janvier 1945. Les « nomades », comme on les appelait à l’époque, ont d’abord été assignés à résidence avant d’être enfermés sur ordre des autorités allemandes. Le camp de Montreuil-Bellay était le plus grand camp d’internement pour nomades de France. Plus de la moitié des Tsiganes internés en France ont transité par ce camp. Des familles y ont été internées pendant 5 ans jusqu’en janvier 1945. Raflés et entassés dans des baraques en bois, les Tsiganes étaient surveillés par des gardes français. Manque d’eau, absence de soins, nourriture précaire, les conditions de vie étaient lamentables. Une trentaine d’enfants en bas âge et des clochards, arrêtés avec les nomades, ont succombé à Montreuil-Bellay. Sans l’action de l’historien Jacques Sigot, le camp aurait progressivement disparu des mémoires. Les vestiges du camp de Montreuil-Bellay ont été inscrits aux monuments historiques en 2010.

Montreuil-Bellay, un camp tsigane oublié
Documentaire réalisé par Alexandre Fronty (52 min.)
Une coproduction LCP / Zoulou compagnie Production – 2012

Ce film a reçu le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

Diffusions

Multidiffusion en mai sur LCP – Assemblée nationale

Voir les dates de diffusion sur le site de la chaîne