Ecoute, mémoire, histoire

Cette semaine, nous recevons Fabienne Amson, responsable du service Ecoute Mémoire histoire rue du Pont aux Choux à l’Ose, et Hélène Levy, psychologue, qui a participé à ce service depuis les origines.

Pause-café à l'OSE rue du pont aux choux Droits: EMH, OSE
Pause-café à l’OSE rue du pont aux choux
Droits: EMH, OSE

 

 

 

Oeuvre de Secours aux Enfants
19, rue du Pont aux Choux 75003 Paris
Tél. 01 44 59 35 62
Email : emh@ose-france.org

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le voyage de Fanny

Cette semaine, notre invitée est Lola Doillon, réalisatrice, pour son film le Voyage de Fanny.

En 1943, dans la France occupée, Fanny et ses sœurs sont envoyées par leurs parents dans l’une des maisons d’enfants de l’OSE. Lors de l’arrivée des nazis en zone italienne, les membres de l’OSE précipitent le départ de plusieurs groupes d’enfants juifs vers la Suisse. Fanny et ses sœurs font partie d’un de ces groupes d’enfants qui voyageront et devront passer la frontière, seuls.

Ces neuf enfants subitement livrés à eux-mêmes, traqués de toutes parts, sauvés aussi parfois, vont s’efforcer de déjouer les pièges et de saisir les opportunités durant ces quelques jours.

Entre les peurs, les fous rires partagés et les rencontres inattendues, le petit groupe fait aussi l’apprentissage de l’indépendance et découvre la solidarité et l’amitié.

Avec Léonie Souchaud, Cécile De France, Stéphane De Groodt, Fantine Harduin, Juliane Lepoureau.

D’après le récit autobiographique de Fanny Ben-Ami, Le Journal de Fanny (Le Seuil, 2011).

Au cinéma le mercredi 18 mai 2016.

Dossier pédagogique et avant-premières pour les enseignants sur le site education.levoyagedefanny.fr

Ce film a reçu le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

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Le gardien de nos frères

Cette semaine, nous recevons la romancière Ariane Bois, pour son livre « le gardien de nos frères », publié aux éditions Belfond.
Un roman qui raconte une histoire méconnue, celle des « dépisteurs », ceux qui, au sortir de la guerre, vont chercher les enfants juifs cachés dans des familles ou dans des couvents et que personne d’autre n’est venu chercher. Une histoire qui raconte de l’intérieur  les drames des familles juives décimées au sortir de la guerre, les conflits avec les prêtres ou les parents adoptifs qui ne veulent pas se séparer des petits et qui parfois les ont fait convertir au catholicisme. Mais une histoire qui parle aussi de la manière dont peu à peu se pense la reconstruction, le rôle des EI et des maisons d’enfants, et bientôt, l’espoir de la terre promise.
Au fil des pages, on reconnaît en creux des figures célèbres ou moins célèbres, Pierrot Kaufmann qui dirigeait la maison EI de Jouy-en-Josas, Frida Wattenberg, qui après avoir convoyé et placé de nombreux enfants, fut l’une de ces « dépisteuses » pour venir les chercher, et tenta elle même l’expérience de l’immigration clandestine en Israel, Mila Racine qui convoya des enfants en Suisse avant d’être déportée, Marianne Cohn qui pris le relais et fut torturée à mort, sans oublier la célèbre attaque du train de Mazamet qui fit les heures de gloire des EI pendant la guerre et sur laquelle le roman s’ouvre.
De nombreuses rencontres sont prévues, à commencer par le Mémorial de la Shoah le 13 mars 2016 à 14h, en présence d’Ariane Bois et de Frida Wattenberg.
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Après la Shoah

Cette semaine, notre invitée est Laure Fourtage, une des commissaires de l’exposition qui vient de s’ouvrir au Mémorial de la Shoah, Après la Shoah, Rescapés, réfugiés, survivants (1944-1947)

maisons_enfants_educateurs_exposition_apres_la_shoah_memorial_2016Actuellement au Mémorial de la Shoah, Paris – Le retour à une vie normale semble à peine possible pour les Juifs d’Europe qui ont pu échapper à la Shoah. Bien qu’ils aient été victimes d’une persécution spécifique, leur sort ne constitue qu’un problème parmi d’autres à l’échelle d’un continent à reconstruire. Cette exposition constituée de près de 250 photographies issues majoritairement du fonds du Mémorial de la Shoah, de documents d’archives et de films, fait état de la diversité des situations dans le chaos général de la sortie de guerre – réfugiés, survivants des camps, enfants cachés, résistants.

Tous aspirent à retrouver leurs proches, retourner chez eux ou trouver un refuge, imaginer à nouveau un avenir. Qui pour les aider ? Quelle justice demander ? Comment conserver les traces d’un monde disparu et amasser les preuves du crime ?
De l’après-Shoah, on retient en général les images terribles de l’ouverture des camps. Pourtant, la période comprise entre fin juillet 1944, date du premier camp libéré par les Soviétiques, et l’automne 1947 à la veille de l’indépendance d’Israël, constitue une séquence historique en soi. L’incertitude règne partout, notamment dans les trois pays privilégiés dans l’exposition. En Pologne, plus de la moitié des réfugiés revenus d’URSS et les rares survivants quittent un pays qui leur reste hostile. En Allemagne occupée, les réfugiés juifs fuyant l’Europe orientale se retrouvent pour la plupart dans les camps ouverts pour accueillir les millions de « personnes déplacées », attendant un lieu d’accueil ou une possibilité d’émigrer. En France, la majeure partie des Juifs est hors de danger à compter de juin, puis de novembre 1944, mais les quelques milliers de survivants de la déportation se retrouvent perdus, parfois livrés à eux-mêmes, dans la masse des autres rapatriés.

Bien que décimées, les communautés juives parviennent à reconstituer une vie religieuse, culturelle, politique, grâce à l’entraide et à la solidarité, et au soutien des organisations juives, en particulier américaines. Elles réussissent à produire les premiers récits, à constituer une « première mémoire » grâce aux témoignages et aux traces collectées pendant et juste après la guerre.

L’après-Shoah, c’est le temps où les minorités juives, du moins ce qu’il en reste, cherchent à reprendre en main leur destin.

Plus d’information : www.apres-la-shoah.memorialdelashoah.org

Exposition

Du 27 janvier au 30 octobre 2016

Mémorial de la Shoah
17, rue Geoffroy-l’Asnier 75004 Paris
Tél. : 01 42 77 44 72
Métro Saint-Paul ou Hôtel-de-Ville

Ouverture tous les jours sauf le samedi
de 10h à 18h et le jeudi jusqu’à 22h

Exposition, bilingue anglais – français
Entrée libre

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