Le projet Aladin: rendez-vous historique à Auschwitz

Le 1er février 2011, des responsables de toutes confessions et de toutes origines se sont rendus à Auschwitz dans l’optique de lutter contre le négationnisme dans leur pays. Avec nous pour en parler, Anne-Marie Revcolevschi, présidente du projet Aladin.

Emission animée par Perrine Kervran


A l’initiative du Projet Aladin, 150 personnalités juives, chrétiennes et musulmanes, et des représentants de nombreux pays notamment du Moyen-Orient et d’Afrique, ont rendu hommage ensemble aux victimes de la Shoah sur le site du camp d’Auschwitz-Birkenau.

La visite, parrainée par l’Unesco et la Mairie de Paris, était organisée dans le cadre du Projet Aladin, lancé en 2009 par la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, dans le but de promouvoir des rapprochements interculturels et de rendre disponibles en arabe, en persan et en turc des informations objectives sur la Shoah. Plus de 200 personnalités d’Europe et du monde arabo-musulman s’étaient associées au projet lors de son lancement à l’Unesco.

La rencontre sur le site de l’ancien camp d’extermination, au lendemain de l’anniversaire de sa libération le 27 janvier 1945, a donné lieu à une cérémonie oecuménique, suivie de dépôt de gerbes à Birkenau et à Auschwitz.

Y ont participé notamment la vice-secrétaire générale de l’ONU Asha-Rose Migiro et la directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova, ainsi que des envoyés spéciaux et représentants de chefs d’Etat et de gouvernement de plusieurs pays arabes, d’Israël, d’Europe, de Russie et des Etats-Unis, des personnalités religieuses, des universitaires, des maires de plusieurs grandes cités du monde et des survivants de la Shoah.

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Bon papa, un film de Leïla Ferault

A l’occasion du cycle de films « Mémoires Familiales » au Musée d’art et d’histoire du judaïsme, Mémoires Vives reçoit Leïla Ferault, réalisatrice du film Bon Papa projeté lundi 7 février à 18h.

Emission animée  par Perrine Kervran.
Leïla Ferault, fille de survivants de la Shoah du côté de sa mère, s’est plongée pour ce film à la recherche du passé obscur de son grand-père paternel, ce Bon-Papa engagé auprès du service d’Ordre légionnaire, symbole de la France vichyste de la Révolution Nationale.
Cette traversée se heurte au silence et à l’évitement de la petite à la grande histoire pour enfin faire advenir la parole.

Du dim. 6 au mar. 8 fév. 2011 – MAHJ, Paris – Le MAHJ propose un cycle de douze films, majoritairement documentaires, explorant le parcours d’histoires familiales, souvent à traversées par la Shoah, la souffrance et la perte, mais aussi par l’humour et l’optimisme. Trois de ces films ont été soutenus par la Fondation.

Musée d’art et d’histoire du Judaïsme
71, rue du Temple
75003 Paris

Télécharger le programme (pdf)

Avoir 16 ans à Auschwitz. Mémoire d’un Juif hongrois.

A l’occasion de la commémoration de la « libération » d’Auschwitz-Birkenau, nous recevons cette semaine un ancien déporté, Nicolas Roth, qui publie son témoignage sous le titre, Avoir seize ans à Auschwitz, aux éditions FMS le Manuscrit. Ce livre constitue le 50 ème ouvrage de la collection « Témoignages de la Shoah », initiée et réalisée par la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, et qui propose des textes, jusqu’alors inédits ou indisponibles, écrits par des survivants, qu’ils aient été déportés, internés ou cachés durant la Seconde Guerre mondiale.

Emission animée par Perrine Kervran

Nicolas Roth fait partie des 440 000 Juifs qui, en 1944, furent déportés de Hongrie en seulement deux mois. Il livre ici un témoignage foisonnant sur le destin de la communauté juive de Debrecen.

Dès les années 1920, les persécutions antisémites se multiplient en Hongrie. Après  l’invasion allemande en 1944, les Juifs sont relégués dans des ghettos puis envoyés massivement vers les camps de la mort.

Déporté à Auschwitz-Birkenau, Nicolas Roth parvient à survivre malgré le travail harassant auquel il est contraint. Lors de l’évacuation du camp, il connaît la « marche de la mort » avant d’être transféré au camp de Dachau où il sera libéré en avril 1945.

Avoir 16 ans à Auschwitz est le récit d’un homme à la mémoire exceptionnelle, un texte d’une grande lucidité et d’une profonde sensibilité.

Publié par les éditions Le Manuscrit, ce livre est disponible à la librairie du Mémorial de la Shoah ou peut être commandé en librairie ou sur Internet. Les témoignages sont également disponibles au format numérique sur le site http://www.manuscrit.com.

Ecouter le témoignage de Nicolas Roth (1h10)

Ouverture du centre sur les camps du Loiret à Orléans

A l’occasion de l’installation du Centre d’études et de recherches sur les camps d’internement du Loiret (cercil) dans de nouveaux locaux, en plein coeur d’Orléans, et de l’ouverture au public le 27 janvier 2011 d’un Mémorial dédié aux enfants du Vel d’Hiv et d’un espace d’expositions permettant de mieux comprendre l’histoire de ces camps, Mémoires Vives reçoit Hélène Mouchard-Zay, fondatrice et présidente du Cercil.

Emission animée par Perrine Kervran

Plus de 4400 enfants ont été internés dans les camps de Pithiviers et Beaune-la-Rolande entre juin 1942 et juillet 1943, avant d’être déportés et assassinés dans les camps d’extermination d’Auschwitz et, pour quelques-uns, de Sobibor. Dans le nouveau Musée-Mémorial des enfants du Vel d’Hiv, une place est faite à chacun de ces enfants, avec les noms, les adresses, et quand les photos existent,  les visages de ces enfants.

Une exposition permanente permet de mieux comprendre l’histoire de ces camps, qui comprend 2 périodes, l’une qui suit la Rafle du Billlet Vert (14 mai 1941) où des hommes seuls sont internés pendant plus d’un an, puis, après les grandes rafles de juillet 1942, l’entrée au camps de familles, et la séparation entre les parents (immédiatement déportés) et les enfants, pour lesquels le régime de Vichy n’a pas encore l’aval des allemands pour déporter aussi les enfants.

Des journées portes ouvertes auront lieu vendredi 28 janvier, samedi 29 janvier et dimanche 30 janvier avec des visites guidées. Au programme, témoignages (notamment d’Annette Muller et Annette Krajcer), lectures (lettres de Louise Jacobson), projection de la France des camps réalisé par Denis Peschanski et Jorge Amat (samedi à 17h), concerts de musique Klezmer et Tsigane.

Les visiteurs sont invités à écrire un message qui sera suspendu à l’arbre imaginaire imaginé par les élèves de l’école primaire Olivier Metra à Paris et réalisé par le lycée agricole de Beaune-la-Rolande, construit sur l’emplacement exact de l’ancien camp.

Les messages peuvent aussi être envoyés au Cercil avant le 31 mars 2011. Ils seront exposés à l’occasion du 70 ème anniversaire de l’ouverture des camps de Beaune-la-Rolande et Pithiviers en mai 2011.

CERCIL, 45 rue du Bourdon Blanc, 45000 ORLEANS

http://www.cercil.eu

- Télécharger la brochure du Cercil (pdf)

- Télécharger le programme des activités prévues de janvier à avril 2011 (pdf)