Les garçons de Rollin: un lycée sous l’Occupation

Cette semaine, nous recevons Claude Ventura, réalisateur du film Les garçons de Rollin, réalisé avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

Ce film retrace les destinées d’élèves du lycée parisien Rollin (aujourd’hui Jacques Decours) pendant l’Occupation. Sur les photos de classe, on voit de très jeunes gens, presque des enfants. Certains sont déjà résistants et héroïques. D’autres ont pris les chemins de la collaboration, de la milice ou même de la Waffen-SS. D’autres encore, juifs, seront victimes de la répression orchestrée par Vichy, des rafles et des déportations.

Les Garçons de Rollin dresse le portrait d’une génération qui se dessine entre les lignes laissées vides des cahiers adolescents, les carnets de notes, le regard de ces jeunes gens sur les photos de classe ou sur les photos anthropométriques en noir et blanc retrouvées à la Préfecture de Police. Une réflexion sur la place de l’individu dans l’Histoire.

Ce film est écrit et réalisé par Claude Ventura.

Documentaire, France, 85 min, Flach Film, 2013, avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

Avant-premières

- Mercredi 1er octobre 2014, 20h

Gaumont Opéra Capucines
2 bd des Capucines
75009 Paris

Réservation au 01 56 69 39 39
ou par email à helena@flachfilm.com

- Jeudi 2 octobre 2014, 19h30

Musée d’art et d’histoire du judaïsme
71 Rue du Temple
75003 Paris

Réservation obligatoire au 01 53 01 86 48
ou par email à reservations@mahj.org

Diffusion

Vendredi 3 octobre 2014 à 23h10 sur France 3

Les Garçons de Rollin a été distingué par une mention du jury du prix du documentaire historique des Rendez-vous de l’Histoire.

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Théâtre: à la bonne adresse, de Bert Kok

Cette semaine, nos invitées sont Micheline Weinstein et Laure Trainini, pour évoquer le spectacle actuellement joué tous les mercredi soir et jusqu’à 26 novembre 2014 au Théâtre de l’Essaion, A la bonne adresse, tiré du récit du journaliste et écrivain hollandais Bert Kok.

Sur scène, deux comédiens retracent l’histoire, dans Amsterdam occupée par les nazis, d’un groupe d’hommes et de femmes parfois très jeunes, non-Juifs, qui s’est spontanément formé, sous le nom de Société Anonyme, pour sauver 250 enfants juifs de l’extermination.

Cette lecture-spectacle, ponctuée de musique Yiddish, est centrée sur les personnages principaux du livre. Nous suivons ainsi l’itinéraire du sauvetage, d’Amsterdam jusque dans le Limburg, de Hannah, Ruth et Lowie Hartog, en même temps que la création de la Société Anonyme et le déroulement de l’activité clandestine de ses membres pour sauver les enfants de la déportation.

16 de ces jeunes clandestins résistants seront plus tard reconnus Justes parmi les Nations par l’Institut Yad Vashem.

Ce spectacle a reçu le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

Représentations

Du 3 septembre au 26 novembre 2014
Tous les mercredis à 19h30
Essaïon Théâtre
6 rue Pierre-au-Lard
75004 Paris

Réservations en ligne ou par téléphone au 01 42 78 46 42

Distribution

Auteur : Bert Kok
Traduction et adaptation : Micheline Weinstein
Mise en scène : Laure Trainini
Acteurs : Laure Trainini et Thomas Montpellier
Violoncelle : Lucien Debon en alternance avec Thibaut Reznicek
Chant : Thomas Montpellier
Lumières : Romain Titinsnaider

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Les faussaires de l’histoire

A l’occasion de la diffusion dimanche 28 septembre 2014 à 22h25 sur France 5 du film "les faussaires de l’histoire", nous recevons l’historienne Valérie Igounet et le réalisateur Michael Prazan qui ont co-écrit ce film.

Ce documentaire retrace l’histoire du discours négationniste. Grâce à l’expertise de personnalités et d’historiens, d’archives méconnues et souvent inédites, ce film revient sur l’histoire d’une escroquerie intellectuelle et antisémite qui, d’un trait de plume, efface les six millions de morts du génocide des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.

Il retrace rigoureusement son histoire, à commencer par son apparition dans l’immédiate après-guerre chez les nostalgiques du nazisme et de la collaboration. Dans les années 1970, sous l’influence d’une extrême-gauche "antisioniste", le négationnisme subit une certaine réorientation, qui s’étend ensuite jusqu’à la fin des années 1990 vers le monde arabo-musulman, portée par la star déchue du parti communiste Roger Garaudy.

Le film décortique pour mieux le comprendre et le conjurer le discours de haine qui se dissimule derrière les masques de l’historicité et du militantisme politique. Alors que disparaissent aujourd’hui les derniers rescapés du plus grand génocide du XXe siècle, ce film est aussi un cri d’alarme devant les offensives que continuent de mener, sur plusieurs continents, les faussaires de l’histoire.

Ce film est écrit et réalisé par Michaël Prazan et co-écrit par Valérie Igounet.

Documentaire, France, 52 min, Talweg productions / CNRS Images, 2014, avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

Diffusion

Dimanche 28 septembre 2014 à 22h25 sur France 5

Projection

Dans le cadre du Mois du film documentaire

Jeudi 23 octobre 2014, 19h30

Mémorial de la Shoah
17, rue Geoffroy-l’Asnier 75004 Paris

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Rencontre avec Laurence Sendrowicz

Pour la rentrée, nous recevons Laurence Sendrowicz,  qui a écrit et interprète Faute d’impression. Une histoire de traductrice à la Manufacture des Abbesses. Une histoire inspirée de sa propre expérience (elle est elle même la traductrice d’auteurs israéliens célèbres comme Hanokh Levin), mais qui parle aussi en creux des difficultés de la "deuxième génération".

Jusqu’au sam. 11 oct. 2014 – Manufacture des Abbesses, Paris – 3 mars 2008, début d’après-midi. Fanny Barkowicz est, comme à son habitude, en train de traduire un roman. Un coup de téléphone. Au bout du fil une voix enthousiaste… et tout s’écroule. Commence alors une longue déambulation, intérieure et extérieure, où cette femme épanouie, entourée d’un merveilleux mari et de deux beaux garçons en pleine forme devra assumer tout ce que, par lâcheté ou sens des responsabilités, elle a fui jusqu’à cet instant.

Mais pour en arriver là, la traductrice devra se débarrasser de quelques monstres fantasmés ou réels, elle devra répondre à ses fils et aux fantômes qui ne lâchent pas prise, Fayga, Mendel, oncle Max… une famille décimée dans la Shoah à qui elle aura essayé, avec ses mots, de donner voix.

Faute d’impression est le deuxième volet d’une trilogie, commencée par Les Cerises au Kirsch, dont le thème central est : comment vivre aujourd’hui malgré tout ? Que faire du poids d’un passé qui ne passe pas ?

Ce spectacle a reçu le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

Représentations

Du mercredi 20 août au samedi 11 octobre 2014
Du mercredi au samedi à 19h

La Manufacture des Abbesses
7 rue Véron 75018 Paris
Métro : Abbesses ou Blanche

Réservations au 01 42 33 42 03 ou sur manufacturedesabbesses.com

Un tarif préférentiel à 10 € est proposé aux amis de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah en réservant par téléphone avec le code “Traduction”.

Distribution

Pièce écrite et interprétée par Laurence Sendrowicz
Mise en scène et scénographie : Nafi Salah
Musique originale : Yaacov Salah et Meïr Salah
Lumière : Pascal Noël
Costumes : Esther Marty-Kouyaté

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