La SNCF sous l’Occupation

Emission du 13 octobre 2019: notre invitée est Catherine Bernstein, réalisatrice, qui signe une enquête passionnante sur le sujet sensible du rôle de la SNCF pendant l’Occupation, et en particulier concernant la déportation des Juifs. Le film sera diffusé sur France 3 le jeudi 21 novembre à 22h55, et projeté en avant première au Mémorial de la Shoah le 10 novembre prochain, à 14h30.

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Bertrand Hertz (film SNCF sous l'occupation)

 

La nouvelle école polonaise d’histoire de la Shoah (1/2)

Émission 17 mars 2019 avec Jean-Charles Szurek, directeur de recherche émérite au CNRS, à propos du colloque international qui s’est tenu à l’EHESS les 21 et 22 février dernier, et qui a été perturbé par des incidents sur lesquels nous souhaitions revenir pour en comprendre la portée.

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Ouverture du colloque « La nouvelle école polonaise d’histoire de la Shoah », jeudi 21 février 2019 à l’EHESS, Paris. Photo : Pierre Marquis / FMS

Les 21 et 22 février derniers se tenait à l’École des hautes études en sciences sociales, à Paris, un colloque international consacré à « La nouvelle école polonaise d’histoire de la Shoah ». Au sein de   cette rencontre scientifique, le grand historien américain d’origine polonaise, Jan T. Gross, était invité par la Fondation pour la Mémoire de la Shoah à donner une conférence au Collège de France intitulée : « Itinéraire d’un historien de la Shoah en Pologne ». Il y a notamment expliqué : « Rien de ce que j’ai écrit dans ma thèse – La société polonaise sous l’occupation allemande – publiée il y a 40 ans, ne me fait rougir aujourd’hui. Ce qui me fait rougir, c’est ce que j’ai omis d’écrire. Il n’y a rien dans le livre – ou, pour être exact, une page et demie en tout – au sujet des Juifs.  Et je n’avais même pas l’impression de passer à côté de quoi que ce soit puisque le standard historique de l’époque consistait à laisser de côté tout ce qui concernait les Juifs. » Après quoi, Gross nous expliquait comment, au cours des années qui ont suivi, il avait été amené à réparer cette omission dans des livres qui ont renouvelé de fond en comble le récit des rapports entre les Juifs et les polonais pendant la seconde guerre mondiale : Les Voisins, publié en 2000 (et qui vient d’être réédité aux éditions des Belles Lettres) ou La Peur : l’antisémitisme en Pologne après Auschwitz, publiés en 2006. Ces livres n’ont pas seulement fait date, ils ont été les fers de lance de cette « nouvelle école polonaise d’histoire de la Shoah » sur laquelle souhaitait se pencher le colloque organisé par l’EHESS le mois dernier et dont Jean Charles Szurek, directeur de recherches émérite au CNRS que nous avons le plaisir de recevoir aujourd’hui, fut l’un des organisateurs.

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Visionner la conférence donnée par Jan T. Gross

De la France occupée à la Pampa

Émission du 18 juin 2017 avec notre invitée est Hélène Gutkowski, qui a recueilli  30 témoignages croisés d’anciens enfants cachés en France vivant aujourd’hui en Argentine. Ce travail collectif débouche sur une publication en deux volumes, dans la collection « Témoignages de la Shoah » de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

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Extrait de l’intervention de l’ancien ambassadeur français en Argentine Frédéric du Laurens lors de la présentation au Mémorial de la Shoah :

« Il y a deux livres en un, le premier retrace en deux longs chapitres l’histoire de la présence juive en Argentine. Cette histoire est décrite en 70 pages fort bien documentées et illustrées. Cette histoire est évidemment dans l’ensemble bien connue des Argentins eux-mêmes. Je le dis tout de même avec prudence car, par exemple, moi-même j’ignorais qu’il y avait eu un pogrom à Buenos Aires, en janvier 1919 ! En revanche cette histoire de la présence juive en Argentine est très souvent ignorée en Europe, notamment en France.

Le second livre, de loin le plus long et le plus substantiel, est composé de neuf chapitres, consacrés un à un aux « témoignages des survivants » (le second volume du livre d’Hélène Gutkowski ajoutera à ces 9 témoignages d’autres recueillis ultérieurement).

Je vous laisse découvrir ces récits qu’on lit avec émotion et souvent même de façon haletante. Et je me limiterai à partager avec vous les observations générales que je me suis faites de « l’enchaînement » de ces témoignages, une fois refermé ce gros ouvrage.

D’une façon qui, je dois l’avouer, m’a surpris, il est un mot qui revient sans cesse pour qualifier ces situations où tout semble perdu et où pourtant triomphe la vie, la survie : c’est le mot de « miracle ». Tous les témoins-survivants l’emploient, des dizaines de fois. Nous sommes là à la charnière du sensible et du merveilleux, du raisonnable et de l’impensé, du rationnel et de l’incompréhensible, de la fatalité et de l’inattendu. Au-delà de la rigueur des récits dont j’ai vanté le mérite, s’ouvre ici un champ de méditation sur ce qui conduit nos vies. A chacun de nous de donner à ce mot le sens que lui dicte sa conscience. »

 

Les galeries d’art à Paris sous l’Occupation

Emission du 19 mars 2017: notre invitée est Emmanuelle Polack,  historienne, spécialiste du marché de l’art sous l’occupation, qui a coordonné avec Yves Chevrefils Desbiolles le dernier numéro de la revue Archives Juives, intitulé juifs et marché de l’art en contexte de guerre au XX siècle, qui paraît avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

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